mardi 9 juillet 2019

Apprendre à dire : je ne sais pas


« Je ne sais pas » est une réponse que l’on entend ou que l’on lit très rarement. Beaucoup trop rarement. Les gens, soit, ne veulent pas ou n’osent pas avouer leur ignorance par peur de perdre la face, soit, et cela est beaucoup plus grave, ils croient savoir, ils croient détenir la vérité, avoir la science infuse sur un très grand nombre de sujets.

Seuls les plus savants d’entre nous dans leur domaine de connaissance avouent qu’ils ne savent pas toujours répondre à une interrogation donnée. Il s’agit tout simplement d’une question d’honnêteté intellectuelle. Je ne sais plus qui a dit avec justesse : « Plus on sait, plus on sait que l’on ne sait pas » peut-être Einstein ?  J’attends qu’un de mes lecteurs veuille bien me corriger.

Ce phénomène s’est aujourd’hui fortement aggravé avec le développement de la communication et des médias.  Ces derniers entretiennent cette illusion de tout savoir en interrogeant leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur des sujets pour lesquels ils n’ont aucune compétence.
Exemple le Progrès de Lyon.

Question : Le délai de 5 ans pour reconstruire Notre Dame de Paris est-il raisonnable ?

Réponse : OUI 16% NON 76 %

A noter que seulement 8 % des lecteurs de ce quotidien régional ne savent pas et que les 92% autres s’estiment suffisamment compétents dans le domaine de la construction des charpentes pour juger si le délai est trop ou pas assez long.

La médiatisation excessive et le vedettariat dans tous les domaines fait dire à certains n’importe quoi sur des sujets qui ne connaissent pas et pour lesquels ils se croient obligés de donner leur avis. Je pense que cela a commencé à la Télévision Française avec l’interview par Anne Sinclair au Journal de 20 heures d’un jeune chanteur Patrick Bruel sur des sujets d’ordre politique.

La séquence des gilets jaunes a été révélatrice à ce sujet où nous avons vu pendant plusieurs mois de simples manifestants, certains au bagage intellectuel limité être interviewés par des chaines de télévision comme s’ils étaient des spécialistes.

En vérité, n’assistons-nous pas à la manifestation de la plus basse démagogie qui consiste à faire croire aux gens qu’ils sont instruits des choses qu’ils ignorent ? Ce comportement est une des causes de la défiance de plus en plus grande des français envers les médias.

A ceux qui ont peur d’avouer qu’ils ne savent pas, je leur dis qu’il vaut mieux être bête un instant que toute sa vie, mais encore faut-il qu’ils veuillent connaître la vérité.

A ceux qui croient tout savoir, je leur dis qu’il serait bien qu’ils fassent preuve d’un peu d’humilité et qu’ils pensent que leur attitude les discrédite, sans qu’ils s’en rendent toujours compte.


vendredi 7 juin 2019

Une espérance de vie moindre : la plus grande des injustices !






Pouvons-nous accepter encore longtemps, de gaité de cœur, que la vie d’un travailleur manuel soit plus courte que celle d’un cadre ou d’un fonctionnaire ?  


En moyenne, l’espérance de vie des français les plus aisés est supérieure de 13 ans à celle des plus modestes. Comme le soulignait François De CLOSET*, « la logique et la justice élémentaire aurait voulu que la retraite sonne plus tôt pour eux. En réalité, c’est le contraire qui s’est produit, les ouvriers restaient jusqu’à 65 ans (aujourd’hui 62 ans), tandis que les agents de l’Etat partaient entre 50 et 60 ans pour jouir d’une retraite beaucoup plus longue »

Les ouvriers, non seulement vivent moins longtemps que les cadres, mais ils passent plus de temps qu’eux en mauvaise santé. Pour ne prendre que les maladies cardiovasculaires, ce sont les catégories sociales les plus modestes qui sont les plus touchées, alors même que ces maladies dites de civilisation, devraient affecter en priorité les plus fortunés qui notamment s’adonnent aux plaisirs de la table. Des études ont montré que les personnes qui vivaient sous le seuil de pauvreté (855 € en 2018) courraient plus de risques de devenir diabétique, faute de préventions, et une fois malades, connaitraient beaucoup plus de complications par manque de soins. Les gens de condition modeste, en général se soucient beaucoup moins de leur état de santé et dans le cas contraire n’ont pas les ressources financières suffisantes, ne serait-ce que parfois, pour se nourrir correctement. 

Pour réparer en partie cette injustice, il faudrait en premier lieu qu’une prise de conscience s’opère chez tous nos cadres dirigeants, bien sûr, mais aussi dans l’opinion publique. En effet, cette injustice s’explique par le peu de considération dont jouissent les travailleurs manuels   dans notre société.

Si nous voulons que leurs conditions de travail soient nettement améliorées, notamment en   terme de pénibilité, afin que leur espérance de vie augmente, nous devons accepter d’en supporter le coût en payant plus chers les produits et services dans lesquels ils interviennent.

Ce ne devrait pas être l’Etat ou les Collectivités Locales, ni les entreprises, mais bien l’utilisateur final, le consommateur ou l’usager.

Il n’est pas besoin d’être de gauche, encore moins d’extrême gauche pour reconnaitre cette injustice d’espérance de vie moindre et de vouloir y remédier.





·        « Plus encore » aux éditions PLON

jeudi 2 mai 2019

Ce que doivent faire les riches pour tenter de se faire accepter dans notre pays




Pour la reconstruction de Notre Dame de Paris, nous avons vu des représentants de grandes fortunes effectuer des dons et certains s’engager à ne pas bénéficier des avantages fiscaux qui y sont attachés. Malgré cela, ils furent critiqués, parfois très vivement, voire violemment, non pas pour leur action de mécénat, mais tout simplement parce qu’ils rappelaient aux yeux de leur compatriotes dans un pays, qui n’aime pas la réussite et l’argent qu’elle procure, qu’ils étaient riches.

Notre société libérale fondée sur la libre entreprise, le commerce et les échanges est ainsi faite qu’elle génère en permanence, fatalement, des gens riches, parfois très riches. Il nous faut l’accepter ainsi, à moins de vouloir une société collectiviste avec moins de gens riches- il y en aura tout de même- et beaucoup plus de pauvres, sans parler des libertés…

Deux questions essentielles à leur égard se posent : Méritent-ils la fortune qu’ils possèdent et qu’en font-ils.

A la première question, il est de fait que leur mérite respectif est sans commune mesure d’un individu à un autre. Il existe en effet un très large éventail de mérites, de celui qui sans rien faire, hérite de ses parents à celui qui grâce aux efforts qu’il a fournis, au talent qu’il a su développer a bâti une fortune, sans jamais tricher et nuire à autrui. Sur ce dernier point, prenons l’exemple des jeunes patrons de start up fortunés de la Silicon Valley  qui en achetant des maisons à San Francisco font grimper les prix au détriment des autres candidats à l’accession à la propriété.   

A la deuxième question, plus importante à mes yeux que la première, comment bien utiliser sa fortune est d’autant plus souhaitable qu’elle a été acquise sans grand mérite. Parfois même par des procédés discutables utilisés, par exemple, par les fondateurs de grandes fortunes américaines appelés des « barons voleurs ».

Pour se faire pardonner d’être riche, surtout quand on est un héritier, il ne suffit pas d’une action ponctuelle de mécénat spectaculaire. Il faut œuvrer en permanence au bien-être des autres et le faire savoir, sans ostentation bien entendu. « S’engager à servir les autres, rendre en partie tout ce que nous recevons d’autrui et de l’Etat » dit Marc Ladreit de la Charrière pour justifier ses nombreuses actions philanthropiques en faveur de la lutte contre l’exclusion et l’accès à la culture.

Dans notre société qui se porte plutôt bien, comme le démontre Hervé Le Bras dans son dernier ouvrage, mais pour que les gens s’y sentent moins mal et que les relations sociales soient apaisées, il faut que les gens riches soient mieux acceptés par leurs concitoyens et pour cela agir en conséquence.     






mercredi 17 avril 2019

Pourquoi dorénavant, je n'écoute plus France Info






L’élément déclencheur a été les soit-disantes révélations, suite, parait-il ,à des fuites sur les  mesures que le Président de la République aurait dû  annoncer dans son discours en clôture du grand débat. 
En vérité le discours du Président aurait été remis une heure avant son intervention aux journalistes. 
Ceux-ci auraient dû en garder secret les termes essentielles avant que le Président ne s’exprime, au moins pendant 48 heures après l’incendie de Notre Dame de Paris.  France Info n’est pas le seul média à avoir enfreint cette règle de bonne conduite. A la course à l’audience, tous les autres devaient ne pas laisser leurs concurrents prendre quelques longueurs d’avance.

Mais France Info, comme les chaînes en continu, sont les réponses à une addiction très dangereuse aux informations dont nous souffrons tous. Je n’ai pas le temps et ne l’aurais jamais de regarder la télévision dans la journée, mais la radio, je l’ouvre, comme tout le monde, le matin dès le lever. Ouvrir le poste est devenu un réflexe conditionné.

Le danger est que le fait de consulter chaque jour les actualités, surtout quand elles tournent en boucle, comme à France Info, nous maintiennent dans un état de stress permanent, particulièrement nocif pour la santé et perturbateur de sommeil pour certains d’entre nous.

De quoi vais je me priver en agissant ainsi ? Des informations qui me sont, en vérité, inutiles puisque reprises par tous les autres médias. Par contre, si je me sens obligé de meubler le silence de ma salle de bains, j’écouterais maintenant France Musique profitant au mieux de mes impôts qui servent à financer le service public.






samedi 1 septembre 2018

Que ceux qui n'ont jamais abusé des largesses de l'Etat lèvent la main !




Nous déplorons que :

- Les dépenses publiques soient trop élevées.

- Nos impôts pour les financer soient trop lourds.

- Le financement de ces dépenses soit aussi en partie financé par la Dette que nous risquons de ne plus pouvoir un jour honorée, si par exemple les taux d’intérêt se mettent à flamber et/ou si le pays est en récession.

Nous accusons tous les gouvernements successifs de n’avoir fait qu’aggraver la situation.

Pour la Dette, je veux parler de la grande majorité d’entre nous car il y a des français irresponsables qui considèrent que ce n’est pas grave. Si nous ne pouvons plus la rembourser, eh bien tant pis pour nos créanciers ! Ils n’avaient qu’à ne pas nous prêter et ce n’est que justice car ils ont voulu s’enrichir sur notre dos avec des taux d’intérêts trop élevés !  

Nous attendons du Président actuel et de son gouvernement réussissent là où tous les autres, avant eux, ont échoué, tout en continuant cependant, à satisfaire toutes nos demandes de protection.

Mais, chacun d’entre nous, à des degrés divers, n’abuse-t-il pas ou n’a -t-il pas abusé un jour de l’argent public ? Et ainsi contribué involontairement à creuser le déficit et alourdir la dette et les impôts.

Je passerai :

 -sur les tricheries petites ou grandes pour ne pas dire escroqueries à l’assurance maladie, à l’assurance chômage comme le travail au noir. La liste est longue…

-sur le gaspillage de l’argent public aussi bien par les responsables politiques que par les citoyens.

- sur l’assurance chômage des cadres dont a parlé récemment Nicolas BOUZOU pour déplorer qu’elle soit trop généreuse.  

Je m’attarderai davantage sur la dilapidation de notre capital santé pour laquelle nous sommes tous concernés et dont j’ai eu l’occasion déjà de parler, notamment dans mon essai : « Mérites-tu vraiment ton salaire ?

Libre à nous de fumer, de boire de l’alcool avec excès, de manger sans retenue, mais il ne faudrait pas que l’Assurance Maladie prenne à sa charge tous les frais des traitements des maladies que nous allons inévitablement contracter et cela jusqu’à la fin de nos jours. Ce qui hélas n’est pas le cas.

Le problème est que la majorité de nos compatriotes ne veut pas faire d’effort pour réduire les dépenses publiques comme le révèle une récente enquête du quotidien régional Le Progrès, à la question : Etes-vous prêts à accepter des efforts pour réduire les défenses publiques, les lecteurs ont répondu 11% OUI et 85% NON.

Plus grave encore :  ils ne sont pas assez nombreux à trouver injustifiable de réclamer indûment des aides publiques.  Dans leur rapport :  « La société de défiance. Comment le modèle français s’autodétruit » Pierre Cahuc et Yann Algan se réfèrent à une étude dans laquelle à la question, les français ne sont que 38,6% à être d’accord, contre 86,6% au Danemark et même les autres pays latins ont un esprit civique plus grand : 61,6 % des Espagnols et 72,6% des italiens.

En conclusion, tous ceux qui accusent les dirigeants actuels de notre pays, en priorité ceux qui veulent demain prendre leurs places, devraient faire déjà leur propre autocritique, puis prêcher à nos concitoyens un plus grand civisme, en donnant bien entendu l’exemple. La tâche est immense dans notre société à irresponsabilité illimitée où  85% de nos compatriotes ne veulent pas faire d’effort pour réduire la dépense publique et 60 % sont favorables à réclamer indument des aides publiques.










vendredi 17 août 2018

samedi 28 juillet 2018

Européens, réveillons-nous ! Le temps nos est compté.




 L’Europe est en danger. Tous veulent sa mort : TRUMP, POUTINE, Boris JOHNSON et les Brexiters, les partis d’extrême droite déjà au pouvoir en Italie, en Hongrie et en Autriche, ceux qui progressent dangereusement comme en Allemagne et demain peut-être aussi en Pologne, en Suède et au Danemark lors des  prochaines élections nationales.

Sous prétexte de la présence de migrants qui nous « envahissent » et de la mondialisation qui nous « appauvrit », ils veulent revenir aux anciennes frontières.

Ils dénoncent tout à la fois la liberté de circulation en Europe, le fonctionnement de celle-ci qui impose des règles aux Etats membres et notre monnaie commune.

Pour quoi en sommes-nous arrivés là ? Nous connaissons les responsables de cette situation :

1/ Les responsables politiques nationaux qui depuis de nombreuses années se défaussent sur Bruxelles pour endosser la responsabilité des mesures prises quand elles sont impopulaires.

2/ La Commission européenne, trop technocratique, trop éloignée des populations qui n’a jamais fait l’effort de « vendre » ses actions et notamment celles au profit des Etats membres.

3/ Les pays les plus riches, l’Allemagne en premier qui rechignent à être solidaires des pays qui le sont moins. Nous l’avons vu pour la Grèce.

4/ Les pays les moins riches, comme la Grèce qui ont mené des politiques laxistes, en s’endettant très lourdement sans lutter, en premier lieu, contre la fraude fiscale.

Pourtant, la grande majorité des citoyens européens ont une opinion positive sur l’Union Européenne. Interrogés, ils estiment que leur pays en a bénéficié.  

Nous avons besoin, plus que jamais, d’une Europe forte et unie pour relever les défis qui nous attendent et dont certains sont déjà là :

L’immigration, la sécurité de nos territoires, le changement climatique, la transition numérique et les relations commerciales et diplomatiques avec ces pays continents que sont Chine, les Etats Unis, l’Inde, la Russie.

Quand chaque pays sera à nouveau retranché derrière ses frontières, que risque-t-il de sa passer ? Nous ne le savons que trop !

Il ne faut donc surtout pas que les nationalistes deviennent majoritaires au Prochain Parlement Européen après les élections de Mai 2019.  Pour cela, nous devons impérativement aller voter pour une des listes pro-européennes et décider nos amis et nos proches un peu timorés de se rendre aux urnes. Le plus ou moins fort taux d’abstention sera déterminant dans cette élection qui d’habitude ne mobilise pas beaucoup les électeurs.

mercredi 30 mai 2018

J'ai mal à l'Italie


L’Italie est un pays que j’aime, depuis que sur les bancs du lycée, j’en ai appris la  langue  que j’ai tout de suite substituer à l’anglais comme première langue. La langue italienne incomparable à toutes les autres pour chanter, pour déclamer des poèmes et pour parler d’amour…Incomparable aussi pour plaisanter et pour rire. C’est la langue de la joie.

Je découvrais avec plaisir la littérature et la poésie, au point de m’abonner à la revue VERRI, sans oublier de feuilleter  régulièrement  le magazine GENTE, le Paris Match  transalpin, qui grâce à ses nombreuses  photographies, me permettait d’améliorer agréablement mon vocabulaire. Enfin plus tard, je collectionnais les « gialli », les romans policiers et je lis aujourd’hui dans la langue de DANTE des romans que j’achète chaque fois que j’ai la chance de me rendre en Italie. Dans ma bibliothèque les livres de BARRICO et de BASSANI voisinent avec ceux de LEVI et de SCIASCIA.

Je découvrais aussi le cinéma italien, ses grands metteurs en scène DE SICA, ANTONIONI,  FELLINI, VISCONTI…et ses inoubliables interprètes, GASMANN, MASTROIANNI, VALLONE, SORDI, MAGNANI, LOREN…  

Arrivé à Milan en 1960, je découvrais la société italienne et jetais immédiatement aux orties mes préjugés sur elle dont je ne connaissais que ses immigrés, des ritals, mineurs, maçons, venus en France pour y trouver du travail et, pour certains, fuir le fascisme. Des hommes et femmes respectables, mais le plus souvent de condition modeste, qui créait chez nos compatriotes  un complexe de supériorité ridicule . Un complexe de supériorité qu’il m’a été donné par la suite de constater avec agacement plusieurs fois chez des français rencontrés à l’étranger.      

La ville de Milan était très moderne, américanisée, plus que ne l’était à l’époque LYON, ville comparable. Elle était en plein essor. Les habitants dont je faisais la connaissance étaient des employés de bureau, mais aussi des cadres et des directeurs, sympathiques, accueillants, dynamiques, optimistes et  tous d’une extrême élégance vestimentaire.

Je fus adopté immédiatement par mes collègues de bureau dans la Compagnie d’Assurances où je travaillais et par mes camarades de la Casa Dello Studente où je logeais, à deux pas de la SCALA, qui me surnommèrent affectueusement  il « francesino ». Un petit  français qui leur ressemblait, aimant plaisanter et rire avec eux et qui, comme eux, se retournait dans la rue au passage d’une jolie fille. Ce qui ne l’empêchait pas de parler sérieusement de choses sérieuses quand il le fallait. Et cette faculté de changer de registre à tout instant et en tout lieu m’avait séduit.

Aujourd’hui, j’ai mal à cette Italie, ma seconde patrie, quand j’assiste à ce spectacle affligeant que donne la classe politique.  Quand je vois les tractations pour mettre en place   une « combinazione »  de deux  partis politiques populistes, europhobes et surtout démagogues. Imaginons une alliance LE PEN MELENCHON chez nous ! Il est vrai que ces partis extrémistes  ont su profiter du malaise de la population d’un pays  qui se sent abandonné par l’Europe dans l’accueil des migrants et qui croit que Bruxelles est le responsable de leurs difficultés financières.

J’avais été étonné quand j’étais à Milan de l’admiration que portaient les italiens à Napoléon. Ils auraient aimé avoir un leader qui lui ressemble. Ils se jetèrent un moment dans les bras de Mussolini qu’ils regrettèrent amèrement par la suite, ce qui explique qu’ils n’ont jamais voulu avoir un homme fort à la tête d’un Etat fort.  

J’ai mal à l’Italie quand je vois un octogénaire aux mœurs dissolues maintes fois condamné revenir sur le devant de la scène et  vouloir encore tirer les ficelles.

Devant la faillite des partis de gouvernement ou tout a moins leur incapacité à diriger, l’Italie n’a pas la chance d’avoir un MACRON à la tête d’un Etat fort, même si nombreux sont les français à tort ou à raison, qui critiquent leur Président.








mardi 1 mai 2018

L'incroyable popularité de notre Président


Malgré tous les français mécontents qu’engendre sa politique, il conserve autour de 40 % d’opinions favorables. Les super riches ne sont tout de même pas aussi nombreux, même si on y ajoute les premiers de cordée ! 

Résultat tout de même étonnant :

En effet, depuis un an, le nombre de mécontents s’est multiplié, au fur et à mesure de la mise en place des réformes annoncées.

-Les retraités avec l’augmentation de la CSG

-Les cheminots avec l’ouverture à la concurrence et la fin de leur statut, pourtant applicable qu’à leurs successeurs.

-Les collectivités avec la suppression de la taxe d’habitation.

-Les automobilistes et les motards avec la limitation à 80 kms heure.

-Les fonctionnaires avec la suppression d’un jour de carence et l’inquiétude sur leur pouvoir d’achat.

- Les magistrats et les avocats avec la réforme de la justice.

-Les éleveurs du Sud-Ouest avec l’introduction d’ours femelles dans les Pyrénées.

- Les partisans de l’aéroport Notre Dame des Landes

J’en oublie surement…

 Ajoutez :

 Ceux qui se plaignent de leur situation indépendante de l’action gouvernementale immédiate : le personnel des hôpitaux, celui des EPHAD et j’en passe.

Sans oublier, pour faire bonne mesure, tous ceux, par principe, systématiquement opposés, les électeurs d’extrême gauche, les électeurs d’extrême droite et une partie de  ceux des anciens partis de gouvernement défaits qui ruminent leur amertume.

 L’explication la plus  plausible : nombreux seraient nos compatriotes qui pensent plus aux autres qu’à leurs petits problèmes personnels – comme cette personne âgée interviewée au Journal de 20 heures qui s’estimait satisfaite que l’augmentation de sa CSG puisse profiter aux plus démunis qu’elle.  

Ces compatriotes   qui soutiennent un Président qui, lui, fait les réformes qu’il avait annoncées pendant sa campagne.

Si ses prédécesseurs  avaient,  un seul instant, deviné qu’ils obtiendraient un tel résultat, ils auraient engagé les réformes qu’ils n’ont pas osé  faire.




dimanche 29 avril 2018

Pourquoi tant de disputes stériles ?


La connaissance humaine n’a jamais été aussi développée, nous n’avons jamais été aussi informés  et pourtant, nous  sommes incapables de nous mettre d’accord sur le diagnostic et les différentes solutions des problèmes que notre société  rencontre  et tente, tant bien que mal, de résoudre.

Les acteurs de ces disputes stériles sont en premier lieu les responsables politiques, les leaders d’opinion, les journalistes, mais aussi les citoyens qui aujourd’hui ne se contentent pas de donner leur opinion dans les repas de famille et au Café du Commerce. Ils la font connaître sur les réseaux sociaux, quand les médias ne la leur demandent pas sur des sujets sur lesquels ils sont incapables d’avoir une opinion fondée.

Quelques exemples relevés dans la Presse Régionale : Approuvez-vous la taxe carbone ? Le changement d’heure est-il utile ? Est-il normal que le Président de la République nomme le PDG de France Télévision ? Estimez vous positive le bilan d’OBAMA à mi-mandat ? A cette dernière question les réponses furent les suivantes : Oui 63%, Non 37 %, Je ne sais pas 0% !!! qui aurait dû être largement majoritaire.  Résultat d’une démocratie d’opinion purement démagogique. On fait croire aux gens qu’ils sont instruits et que leur avis compte.

Pourquoi sont-elles stériles ? Parce que les   acteurs concernés ne connaissent pas leur sujet.

Tout d’abord, il y a ceux, et ils sont nombreux chez nos concitoyens, qui  ne veulent pas reconnaître qu’ils  ne savent pas. J’avais consacré un article à ce sujet dans mon blog du 20 Septembre 2014 intitulé : Pourquoi est-il si difficile de dire « Je ne sais pas » que j’invite le lecteur à relire.  L’exemple des réponses à la question  sur la politique d’ OBAMA l’illustre parfaitement.

Ils sont, ensuite, souvent mal informés et ne font pas l’effort de contrôler la véracité des informations dont ils disposent. En essayant  de rechercher d’autres sources d’informations    grâce notamment à  Internet. C’est le travail de base d’un journaliste sérieux : le croisement des sources. 

Ils ne sont, tout simplement, pas suffisamment instruits pour dominer des sujets complexes sur lesquels même les experts ne sont pas d’accord entre eux.

Et surtout… Last but non least. Ils  ne font pas l’effort de réfléchir avant de se prononcer, au  risque parfois de se désavouer, de reconnaître qu’auparavant ils avaient tort.   De toute manière, ils estiment que leurs leaders d’opinion ont réfléchi pour eux et qu’ils détiennent la vérité. C’est évidemment très confortable. Ainsi un homme de gauche sera toujours persuadé  que la France manquent de fonctionnaires  et un homme de droite qu’ils sont trop  nombreux. Ils ne tiennent pas compte du fait que leurs leaders  ne cherchent pas à dire ce qu’ils pensent réellement, mais, le plus souvent à démolir les opinions de leurs adversaires politiques, même si ceux-ci sur un sujet donné ont raison. 

Phénomène récent aggravant : le développement des « fake news ». Comme le fait remarquer très justement Kamel Daoud* dans sa chronique du Point, les « fake news » ne sont pas possible sans  leurs pendants : les « fake readers ».
Les « fake readers », ce sont les faux lecteurs de l’époque Internet.     Ceux qui ne lisent pas ou peu, ou se contentent du titre d’une info, la relaient et la défendent.

Pour que vive notre démocratie, nous devons tous faire   l’effort de nourrir nos débats  de  propos plus  réfléchis et souvent plus nuancés.       



*Ecrivain algérien qui s’est fait connaître avec son ouvrage : « Le cas Meursault » que je recommande pour tous ceux qui aiment CAMUS, « l’Etranger » et l’Algérie.