vendredi 17 août 2018
Paul MAZENOD: Européens, réveillons-nous ! Le temps nos est comp...
Paul MAZENOD: Européens, réveillons-nous ! Le temps nos est comp...: L’Europe est en danger. Tous veulent sa mort : TRUMP, POUTINE, Boris JOHNSON et les Brexiters, les partis d’extrême droite déjà au ...
samedi 28 juillet 2018
Européens, réveillons-nous ! Le temps nos est compté.
L’Europe est en danger. Tous veulent sa mort : TRUMP, POUTINE,
Boris JOHNSON et les Brexiters, les partis d’extrême droite déjà au pouvoir en Italie,
en Hongrie et en Autriche, ceux qui progressent dangereusement comme en Allemagne
et demain peut-être aussi en Pologne, en Suède et au Danemark lors des prochaines élections nationales.
Sous prétexte de la présence de migrants qui nous « envahissent »
et de la mondialisation qui nous « appauvrit », ils veulent revenir
aux anciennes frontières.
Ils dénoncent tout à la fois la liberté de circulation en
Europe, le fonctionnement de celle-ci qui impose des règles aux Etats membres
et notre monnaie commune.
Pour quoi en sommes-nous arrivés là ? Nous connaissons
les responsables de cette situation :
1/ Les responsables politiques nationaux qui depuis de
nombreuses années se défaussent sur Bruxelles pour endosser la responsabilité
des mesures prises quand elles sont impopulaires.
2/ La Commission européenne, trop technocratique, trop
éloignée des populations qui n’a jamais fait l’effort de « vendre » ses
actions et notamment celles au profit des Etats membres.
3/ Les pays les plus riches, l’Allemagne en premier qui
rechignent à être solidaires des pays qui le sont moins. Nous l’avons vu pour la
Grèce.
4/ Les pays les moins riches, comme la Grèce qui ont mené des
politiques laxistes, en s’endettant très lourdement sans lutter, en premier
lieu, contre la fraude fiscale.
Pourtant, la grande majorité des citoyens européens ont une
opinion positive sur l’Union Européenne. Interrogés, ils estiment que leur pays
en a bénéficié.
Nous avons besoin, plus que jamais, d’une Europe forte et
unie pour relever les défis qui nous attendent et dont certains sont déjà là :
L’immigration, la sécurité de nos territoires, le changement
climatique, la transition numérique et les relations commerciales et
diplomatiques avec ces pays continents que sont Chine, les Etats Unis, l’Inde,
la Russie.
Quand chaque pays sera à nouveau retranché derrière ses
frontières, que risque-t-il de sa passer ? Nous ne le savons que
trop !
Il ne faut donc surtout pas que les nationalistes deviennent
majoritaires au Prochain Parlement Européen après les élections de Mai
2019. Pour cela, nous devons impérativement
aller voter pour une des listes pro-européennes et décider nos amis et nos
proches un peu timorés de se rendre aux urnes. Le plus ou moins fort taux d’abstention
sera déterminant dans cette élection qui d’habitude ne mobilise pas beaucoup les
électeurs.
mercredi 30 mai 2018
J'ai mal à l'Italie
L’Italie est un pays que j’aime, depuis que sur les
bancs du lycée, j’en ai appris la
langue que j’ai tout de suite
substituer à l’anglais comme première langue. La langue italienne incomparable
à toutes les autres pour chanter, pour déclamer des poèmes et pour parler
d’amour…Incomparable aussi pour plaisanter et pour rire. C’est la langue de la
joie.
Je découvrais avec plaisir la littérature et la poésie,
au point de m’abonner à la revue VERRI, sans oublier de feuilleter régulièrement
le magazine GENTE, le Paris Match
transalpin, qui grâce à ses nombreuses photographies, me permettait d’améliorer
agréablement mon vocabulaire. Enfin plus tard, je collectionnais les « gialli »,
les romans policiers et je lis aujourd’hui dans la langue de DANTE des romans que
j’achète chaque fois que j’ai la chance de me rendre en Italie. Dans ma
bibliothèque les livres de BARRICO et de BASSANI voisinent avec ceux de LEVI et
de SCIASCIA.
Je découvrais aussi le cinéma italien, ses grands
metteurs en scène DE SICA, ANTONIONI, FELLINI,
VISCONTI…et ses inoubliables interprètes, GASMANN, MASTROIANNI, VALLONE, SORDI,
MAGNANI, LOREN…
Arrivé à Milan en 1960, je découvrais la société italienne
et jetais immédiatement aux orties mes préjugés sur elle dont je ne connaissais
que ses immigrés, des ritals, mineurs, maçons, venus en France pour y trouver
du travail et, pour certains, fuir le fascisme. Des hommes et femmes respectables,
mais le plus souvent de condition modeste, qui créait chez nos compatriotes un complexe de supériorité ridicule . Un complexe
de supériorité qu’il m’a été donné par la suite de constater avec agacement
plusieurs fois chez des français rencontrés à l’étranger.
La ville de Milan était très moderne, américanisée,
plus que ne l’était à l’époque LYON, ville comparable. Elle était en plein essor.
Les habitants dont je faisais la connaissance étaient des employés de bureau,
mais aussi des cadres et des directeurs, sympathiques, accueillants,
dynamiques, optimistes et tous d’une
extrême élégance vestimentaire.
Je fus adopté immédiatement par mes collègues de
bureau dans la Compagnie d’Assurances où je travaillais et par mes camarades de
la Casa Dello Studente où je logeais, à deux pas de la SCALA, qui me
surnommèrent affectueusement il « francesino ».
Un petit français qui leur ressemblait, aimant
plaisanter et rire avec eux et qui, comme eux, se retournait dans la rue au
passage d’une jolie fille. Ce qui ne l’empêchait pas de parler sérieusement de
choses sérieuses quand il le fallait. Et cette faculté de changer de registre à
tout instant et en tout lieu m’avait séduit.
Aujourd’hui, j’ai mal à cette Italie, ma seconde
patrie, quand j’assiste à ce spectacle affligeant que donne la classe
politique. Quand je vois les tractations pour mettre en place une « combinazione » de deux partis politiques populistes, europhobes et
surtout démagogues. Imaginons une alliance LE PEN MELENCHON chez nous ! Il
est vrai que ces partis extrémistes ont su
profiter du malaise de la population d’un pays qui se sent abandonné par l’Europe dans l’accueil
des migrants et qui croit que Bruxelles est le responsable de leurs difficultés
financières.
J’avais été étonné quand j’étais à Milan de
l’admiration que portaient les italiens à Napoléon. Ils auraient aimé avoir un
leader qui lui ressemble. Ils se jetèrent un moment dans les bras de Mussolini
qu’ils regrettèrent amèrement par la suite, ce qui explique qu’ils n’ont jamais
voulu avoir un homme fort à la tête d’un Etat fort.
J’ai mal à l’Italie quand je vois un octogénaire aux
mœurs dissolues maintes fois condamné revenir sur le devant de la scène et vouloir encore tirer les ficelles.
Devant la faillite des partis de gouvernement ou tout
a moins leur incapacité à diriger, l’Italie n’a pas la chance d’avoir un MACRON
à la tête d’un Etat fort, même si nombreux sont les français à tort ou à raison,
qui critiquent leur Président.
mardi 1 mai 2018
L'incroyable popularité de notre Président
Malgré tous les français mécontents qu’engendre sa
politique, il conserve autour de 40 % d’opinions favorables. Les super riches
ne sont tout de même pas aussi nombreux, même si on y ajoute les premiers de cordée !
Résultat tout de même étonnant :
En effet, depuis un an, le nombre de mécontents s’est
multiplié, au fur et à mesure de la mise en place des réformes annoncées.
-Les retraités avec l’augmentation de la CSG
-Les cheminots avec l’ouverture à la concurrence et la
fin de leur statut, pourtant applicable qu’à leurs successeurs.
-Les collectivités avec la suppression de la taxe
d’habitation.
-Les automobilistes et les motards avec la limitation
à 80 kms heure.
-Les fonctionnaires avec la suppression d’un jour de
carence et l’inquiétude sur leur pouvoir d’achat.
- Les magistrats et les avocats avec la réforme de la
justice.
-Les éleveurs du Sud-Ouest avec l’introduction d’ours
femelles dans les Pyrénées.
- Les partisans de l’aéroport Notre Dame des Landes
J’en oublie surement…
Ajoutez :
Ceux qui se
plaignent de leur situation indépendante de l’action gouvernementale immédiate :
le personnel des hôpitaux, celui des EPHAD et j’en passe.
Sans oublier, pour faire bonne mesure, tous ceux, par
principe, systématiquement opposés, les électeurs d’extrême gauche, les électeurs
d’extrême droite et une partie de ceux
des anciens partis de gouvernement défaits qui ruminent leur amertume.
L’explication la plus plausible : nombreux seraient nos
compatriotes qui pensent plus aux autres qu’à leurs petits problèmes personnels
– comme cette personne âgée interviewée au Journal de 20 heures qui s’estimait
satisfaite que l’augmentation de sa CSG puisse profiter aux plus démunis qu’elle.
Ces compatriotes qui
soutiennent un Président qui, lui, fait les réformes qu’il avait annoncées pendant
sa campagne.
Si ses prédécesseurs avaient,
un seul instant, deviné qu’ils obtiendraient un tel résultat, ils
auraient engagé les réformes qu’ils n’ont pas osé faire.
dimanche 29 avril 2018
Pourquoi tant de disputes stériles ?
La connaissance humaine n’a jamais été aussi
développée, nous n’avons jamais été aussi informés et pourtant, nous sommes incapables de nous mettre d’accord sur
le diagnostic et les différentes solutions des problèmes que notre société rencontre et tente, tant bien que mal, de résoudre.
Les acteurs de ces disputes stériles sont en premier
lieu les responsables politiques, les leaders d’opinion, les journalistes, mais
aussi les citoyens qui aujourd’hui ne se contentent pas de donner leur opinion
dans les repas de famille et au Café du Commerce. Ils la font connaître sur les
réseaux sociaux, quand les médias ne la leur demandent pas sur des sujets sur
lesquels ils sont incapables d’avoir une opinion fondée.
Quelques exemples relevés dans la Presse
Régionale : Approuvez-vous la taxe carbone ? Le changement d’heure
est-il utile ? Est-il normal que le Président de la République nomme le
PDG de France Télévision ? Estimez vous positive le bilan d’OBAMA à
mi-mandat ? A cette dernière question les réponses furent les
suivantes : Oui 63%, Non 37 %, Je ne sais pas 0% !!! qui aurait dû
être largement majoritaire. Résultat
d’une démocratie d’opinion purement démagogique. On fait croire aux gens qu’ils
sont instruits et que leur avis compte.
Pourquoi sont-elles stériles ? Parce que les acteurs
concernés ne connaissent pas leur sujet.
Tout d’abord, il y a ceux, et ils sont nombreux chez
nos concitoyens, qui ne veulent pas
reconnaître qu’ils ne savent pas.
J’avais consacré un article à ce sujet dans mon blog du 20 Septembre 2014
intitulé : Pourquoi est-il si
difficile de dire « Je ne sais pas » que j’invite le lecteur à
relire. L’exemple des réponses à la
question sur la politique d’ OBAMA
l’illustre parfaitement.
Ils sont, ensuite, souvent mal informés et ne font pas
l’effort de contrôler la véracité des informations dont ils disposent. En essayant de rechercher d’autres sources
d’informations grâce notamment à Internet. C’est le travail de base d’un
journaliste sérieux : le croisement des sources.
Ils ne sont, tout simplement, pas suffisamment
instruits pour dominer des sujets complexes sur lesquels même les experts ne
sont pas d’accord entre eux.
Et surtout… Last but non least. Ils ne font pas l’effort de réfléchir avant de se
prononcer, au risque parfois de se
désavouer, de reconnaître qu’auparavant ils avaient tort. De
toute manière, ils estiment que leurs leaders d’opinion ont réfléchi pour eux
et qu’ils détiennent la vérité. C’est évidemment très confortable. Ainsi un
homme de gauche sera toujours persuadé
que la France manquent de fonctionnaires et un homme de droite qu’ils sont trop nombreux. Ils ne tiennent pas compte du fait
que leurs leaders ne cherchent pas à
dire ce qu’ils pensent réellement, mais, le plus souvent à démolir les opinions
de leurs adversaires politiques, même si ceux-ci sur un sujet donné ont
raison.
Phénomène récent aggravant : le développement
des « fake news ». Comme le fait remarquer très justement Kamel
Daoud* dans sa chronique du Point, les « fake news » ne sont pas
possible sans leurs pendants : les « fake
readers ».
Les « fake readers », ce sont les faux
lecteurs de l’époque Internet. Ceux
qui ne lisent pas ou peu, ou se contentent du titre d’une info, la relaient et
la défendent.
Pour
que vive notre démocratie, nous devons tous faire l’effort de nourrir nos débats de
propos plus réfléchis et souvent
plus nuancés.
*Ecrivain algérien qui s’est fait connaître avec son
ouvrage : « Le cas Meursault » que je recommande pour tous ceux
qui aiment CAMUS, « l’Etranger » et l’Algérie.
samedi 14 avril 2018
La musique pour combattre nos pensées négatives
Dans un article
du 3 Janvier 2016, j’avais parlé du rire et de ses bienfaits pour lutter
contre les pensées négatives qui trop souvent nous envahissent et nous
agressent physiquement sans que nous nous en rendions toujours compte.
Je m’étais référé à l’expérience de Norman COUSINS et surtout de Christian BOUKARAM .
Il y a un autre moyen pour lutter contre les pensées
négatives, lui-aussi plutôt agréable, c’est la musique.
La musique est connue depuis très longtemps pour ses
vertus relaxantes quand elle est douce et stimulante quand elle est, au
contraire, rythmée. Enfin bienfaisante pour permettre la concentration en nous
isolant du monde extérieur.
La musique fait vibrer en nous des cordes
émotionnelles. Nous sommes souvent attirés par la musique qui est en résonnance
avec notre état d’âme. Mais nous pouvons aussi l’utiliser pour le modifier.
Notre cerveau capte les fréquences qui nous entourent
et celles-ci à leur tour influencent notre humeur. Certains airs que nous entendons nous donnent
envie de danser alors que d’autres nous inciteraient plutôt à nous détruire.
Etant une onde, la musique ne se limite pas à faire
vibrer nos oreilles, elle influence notre biologie, même si nous ne comprenons
pas le sens des paroles quand celles-ci l’accompagnent.
Les cellules et les molécules qui la composent vibrent
selon l’énergie et l’humeur des chansons.
La musique peut renforcer notre système immunitaire et
nos cellules anti tumorales.
Elle est désormais une thérapie très utilisée, comme
la peinture et l’écriture, dans les
centres de traitement du cancer. Elle améliore le bien être des patients tout
en réduisant leur douleur et leur anxiété.
Mais attention, il ne faut pas la subir ! Il faut
la choisir et s’organiser en conséquence pour l’écouter. Par exemple,
transformer en dîners musicaux ses repas du soir routiniers, pris souvent dans
sa cuisine, en tête avec son conjoint à qui on a depuis longtemps plus rien
d’intéressant à dire, et qu’on meuble parfois avec le bruit de la radio ou de
la télévision et leurs news parfois anxiogènes.
Rien de plus simple, il faut être équipé d’un bon
lecteur, la qualité du son est importante, et d’une petite collection de CD qu’on
apprécie toujours de réentendre.
samedi 7 avril 2018
Faut-il faire payer les riches ?
C’est-à-dire dans nos
entreprises pour leur permettre de se développer et de créer des emplois. But
essentiel de la réforme fiscale mise en place par le Gouvernement et qui lui
vaut beaucoup de critiques acerbes par ceux, et ils sont nombreux, qui lui
réclament de l’argent.
J’ai peut-être rêvé en voulant
faire confiance à leurs sens de l’intérêt général, à leur civisme…
Des études réalisées
aussi bien sur le terrain qu’en laboratoire et dont j’ai fait la découverte sur
LINKEDIN, aboutissent à la même conclusion et elle est consternante : Les
riches se préoccuperaient moins d’autrui que les membres des autres classes
sociales.
A l’université de
BERKELEY. Les étudiants les plus aisés, à la vue d’une vidéo montrant des
enfants atteints d’un cancer, exprimèrent une moindre empathie que les autres.
Pour le psychologue
Daniel GOLEMAN, le fossé économique expliquerait le fossé empathique. Fossé qui
pourrait être aggravé, ou diminué, par l’influence des gènes. Sujet d’étude sur
plusieurs générations passionnant à mener. Avis aux chercheurs !
Dans une autre
expérience, il a été constaté que les gens riches quand ils marchaient sur un
trottoir dans la rue ne s’intéressaient pas du tout aux autres personnes
qu’elles croisaient.
Une explication est
avancée par les auteurs de ces recherches : le fait de pouvoir engager du
personnel pour servir leurs besoins les priveraient volontairement de toutes
relations de dépendance vis-à-vis des autres. En effet, ils préfèrent payer un
service plutôt que de demander l’aide d’un voisin. Les pauvres ont besoin des
riches, de leur argent alors que les riches ont besoin de personne.
Il ne faut donc pas
attendre que naturellement les riches volent au secours des pauvres. Certains
de mes lecteurs sourirons de ma naïveté, se disant : si c’était le
contraire, cela se saurait !
C’est pourquoi l’Etat doit les faire payer, malgré
eux. Non pas pour les punir d’être
riches comme beaucoup de nos compatriotes le souhaitent, tiraillés qu’ils sont
entre le désir de privilège et le goût de l’égalité. Désir de privilège pour
ceux de leurs compatriotes qui sont en dessous d’eux et goût de l’égalité pour
ceux qui sont au-dessus.
Mais les faire payer à la
condition, bien entendu, de ne pas les faire fuir à l’étranger ou pour certains,
de les décourager d’entreprendre.
En revanche, peuvent-ils
être convaincus que leur argent puisse
servir en priorité au développement de l’économie ?
La question est essentielle et
il me paraît indispensable que nous sachions et, en priorité nos
gouvernants, ce qu’ils ont fait de leurs économies d’impôts réalisées cette année. Les résultats seront très instructifs à
analyser pour tous ceux qui nous gouvernent ou aspirent à gouverner un jour.
samedi 17 mars 2018
Vous ne voulez pas d'immigrés, faites donc des enfants !
Une famille française type, aujourd’hui, est composée d’un
couple et de deux enfants. Pour simplement renouveler la population, il
faudrait que chaque famille comporte en moyenne 2, 7 enfants.
On est loin du compte et la situation n’a fait que
s’aggraver ces dernières années. Le taux de natalité qui était de 2 en 2014
n’est plus en 2017 que de 1,88. Il s’agit du taux le plus faible enregistré
depuis 50 ans. Encore que ce score ait été atténué par la baisse de la
mortalité infantile et l’apport migratoire. Chaque année, bon an mal an, autour de 100 000
étrangers sont naturalisés. Un peu plus de 80 000 l’ont été en 2017.
Il est utile de préciser
qu’1 nouveau-né sur 6 a, au moins, un
parent immigré et qu’1 sur 12 a ses deux parents immigrés. Le taux de fécondité des femmes immigrés étant
plus élevé que celui des femmes de nationalité française.
Donc : Moins de
naissances = Plus d’immigrés
Tout au moins en
pourcentage de la population française
Ce dont personne ne peut se féliciter. Trop d’immigrés qui ne s’intègrent pas
suffisamment et les communautarismes qui se développent dangereusement dans les
zones, dites de non-droit, menacent la cohésion sociale et exacerbent le racisme
et la xénophobie.
Bien entendu, nous pouvons toujours nous consoler, ( quand je me vois dans la glace, je me
désole, quand je me compare, je me console…) sachant que c’est encore plus
vrai chez nos voisins européens, particulièrement les allemands avec qui nous
nous comparons sans cesse.
Pourquoi ne faisons-nous
pas assez d’enfants ? Les raisons sont nombreuses:
- Economiques : revenus
insuffisants et/ou emplois précaires, bien qu’ils fassent souligner qu’en
France les mesures publiques de soutien à la naissance ne soient pas
négligeables.
- De qualité de vie : difficultés de concilier pour la
femme, travail et maternité. A ce sujet, les femmes françaises, contrairement
aux allemandes, aux espagnoles et aux italiennes acceptent davantage d’avoir
des enfants tout en travaillant.
- De santé,
infertilité, maladies …
- De manque
d’harmonie dans le couple : il ne suffit pas de mettre au monde un
enfant, il faut ensuite l’élever correctement dans une ambiance familiale
propice.
- Absence de partenaire pour fonder une famille ou pour
l’agrandir, tout simplement.
Cependant, de nombreux couples qui ont une situation
matérielle et affective solide pourraient avoir, eux, au moins, un enfant supplémentaire.
Je pense plus particulièrement à ceux qui ont eu le
« choix du roi » un garçon et une fille et se considèrent
comblés. Ils pourraient avoir un
troisième enfant - on constate d’ailleurs qu’il y a aujourd’hui moins de femmes qui ont
trois enfants qu’autrefois-
En conclusion, ces derniers et ils sont nombreux, notamment
dans les classes moyennes sont mal venus
pour se plaindre qu’il y ait trop d’immigrés dans notre pays avec trop d’
enfants. Des enfants qui, pourtant,
sont là pour remplacer ceux qu’ils n’ont pas voulu mettre au monde.
A moins… qu’ils
soient capables de nous démontrer qu’une société qui a de moins en
moins d’habitants, si elle se passe des immigrés, qui donc vieillit, peut
continuer à prospérer durablement et sans risques. Cela va être difficile, à mon avis …En
Espagne, le Fonds Monétaire International estime que parmi un ensemble de
mesures pour répondre au vieillissement de la population, il faudra recevoir
5,5 millions d’étrangers d’ici 2050.
samedi 3 mars 2018
Le livre que je vous conseille: "L'Art de perdre" d'Alice ZENITER
Le sujet de l’immigration agite tous les pays
occidentaux, à commencer par les pays européens et nous assistons à la
montée des populistes de tous bords qui
exploitent sans vergogne la crainte des populations et risquent demain
d’arriver au Pouvoir. Cette crainte est justifiée, contrairement à ce que pensent,
chez nous, des leaders d’opinion, myopes
ou angéliques, généralement de gauche.
En effet, nous ne pouvons pas ignorer qu’il y a des
musulmans français qui refusent de
s’intégrer, déclarant même privilégier la charia, la loi islamique,
à celle de la République et que parmi eux certains risquent de se radicaliser
un jour.
Pour ne pas verser dans le racisme ordinaire et la xénophobie, nous
avons besoin de mieux comprendre
qui sont ces nombreux fils et filles
d’immigrés de la deuxième et de la troisième génération, particulièrement
des immigrés algériens et plus précisément
ceux qui ont fait le mauvais choix pendant la guerre, je veux parler des
harkis.*
Alice ZENITER nous y aide. Dans son roman « L’art
de perdre »** qui a reçu de nombreux prix littéraires dont le Prix
Goncourt de Lycéens, à travers son héroïne Naïma, elle nous fait
découvrir la vie de sa famille en Kabylie, puis son départ en 1962 et sa nouvelle existence en France.
- Un grand père Ali, combattant engagé sous le drapeau français
dans la campagne d’Italie qui n’approuve
pas les crimes commis par des maquisards contre des européens, mais aussi contre des algériens - leur but inavoué étant de déclencher la répression de l’armée
française afin de faire basculer la population algérienne vers eux, ce qu’ils vont
réussir - Ali, lui, se voit rejeter du côté des collaborateurs, traitres
à la nation algérienne sans jamais pourtant avoir porter les armes contre ces maquisards. Il
est algérien et il ne s’oppose pas à l’indépendance de son pays, mais par des
voies pacifiques, et la France qu’il a servie avec honneur et courage n’est pas
son ennemi.
En danger de mort, il doit quitter précipitamment son
pays. La valise ou le cercueil ! On
ne lui laisse pas le choix. Comme on n’a pas laissé le choix aux européens.
- En France, l’attend un parcours semé d’embuches pour
sa famille qui comme les autres familles de harkis est mal reçue, - les français ne sont pas, d’une
manière générale, très accueillants avec les étrangers, je l’ai constaté moi-même
quand je recrutais des infirmières italiennes
pour des cliniques et hôpitaux français et puis l’Algérie, les français
ne veulent plus en attendre parler, surtout pas des vaincus- Ces familles parquées dans des camps
successifs puis dans des grands ensembles en proche ou lointaine banlieue.
- La grande difficulté
pour ses grands-parents de s’intégrer à
la société française dont ils ignorent la langue et les coutumes. Le courage de Naïma qui comme les autres filles s’intègre mieux que les
garçons , mais doit affronter, les traditions familiales ancestrales. Un combat d’ émancipation
que mènent des millions de femmes aujourd’hui de par le monde. Mais là, nous sommes en
France !
- La découverte
du pays de ses ancêtres sur lequel Naïma s’est informée grâce à WIKIPEDIA
- ses grands -parents lui ayant occulter
totalement, à elle et à son père, leur terre natale et leur histoire familiale
- et l’incommunicabilité de cette petite
fille d’algériens avec ceux et celles qui sont restés au pays ;à l’exception de
rares artistes et intellectuels.
La lecture de ce roman m’a permis de :
- retrouver l’Algérie, un pays que j’ai beaucoup aimé
quand j’étais militaire au moment où le grand père de Naïma embarquait pour la
France. J’étais moi aussi, comme la plupart de mes camarades, pour
l’indépendance du pays et les algériens n’étaient pas mes ennemis. Je regrette
que les français ne puissent pas davantage découvrir ce très beau pays, juste de l’autre côté de la
Méditerranée.
- combler mes lacunes sur certains aspects des
rapports entre la France et ce pays depuis 1830 et sur cette longue guerre
d’indépendance - j’avais déjà été éclairé par les romans de Yasmina Khadra dont
j’aurais l’occasion un jour de parler -
- découvrir la tragédie qu’ont connus les immigrés,
particulièrement les harkis.
- réaliser
combien est difficile pour une jeune fille algérienne de parents musulmans de
s’intégrer à la société française et pratiquement impossible d’être acceptée
par la société algérienne.
- enfin, last
but non least, d’apprécier le style de cette jeune romancière.
*40% des enfants nés entre 2006 et 2008 ont au moins
un parent ou grand parent immigré dont 16 % du Maghreb.
30% des moins de 18 ans en métropole ont un ascendant
immigré sur trois générations.
Selon un récent sondage 29 % des musulmans affirment
que la charia est plus importante que la loi de la République.
**Aux éditions
FLAMMARION
Nota Bene
Pour ceux qui
ne le sauraient pas encore et éviter toute confusion, un kabyle n’est pas un
arabe. Ses ancêtres sont les premiers habitants de l’Algérie bien avant l’arrivée
des arabes. Il se trouve qu’ils sont tous les deux musulmans quand ils ne sont pas laïcs, mais ils
pourraient être chrétiens comme par exemple les arabes libanais.
dimanche 11 février 2018
Quand j'étais Prof dans une école de Commerce...
Comme on ne m’avait pas appris les commandements d’un patron (un bon
patron) vis-à-vis de ses salariés et de son environnement, comme je les ai décrits dans mes derniers
articles, je n’ai pas pu, à mon tour, les
enseigner à mes élèves. Néanmoins, j’ai voulu leur faire découvrir,
successivement, deux autres approches de
l’entreprise :
-
Sa création comme outil pédagogique
-
Sa finalité autre que celle du profit.
J’avais tout d’abord repris un cours sur le financement des
entreprises qui était auparavant dispensé par un banquier de la Place de Lyon. Ce qui ne passionnait pas les élèves de
troisième année qui avaient choisi cette option, pas plus que leur prof, d’ailleurs.
Il s’agissait essentiellement de passer
en revue tous les types de financement existants.
Dans toute ma carrière d’enseignant, d’animateur de
séminaire ou de conférencier, je me suis toujours fait un point d’honneur à intéresser
mon auditoire, à défaut de la captiver, et ce n’ était pas toujours chose aisée
quand je devais inculquer l’italien commercial à des jeunes filles en pleine
somnolence post prandiale ou des contrats d’assurance à des jeunes gens pas
encore tout à fait réveillés le samedi matin. J‘étais obligé de faire traduire
par les premières une scène du Guépard de LAMPEDUSA adapté à l’écran par VISCONTI
et pour les autres leur parler des seins
de Gina LOLLOBRIGIDA assurés par la LLYOD de Londres.
Nous étions en France dans les années 70 très influencés, moi le
premier, par l’Université d’HARVARD qui était notre modèle. Plus tard quand je la
visiterai à Boston, je serais très fier de m’asseoir sur les bancs de la
bibliothèque où KENNEDY et bien d’autres hommes politiques et intellectuels
américains usèrent leurs fonds de culotte. J’avais appris que 30 % des élèves à
la fin de leurs études créaient leur entreprise. Je lançais alors, avec
l’accord de la direction de l’ Ecole
Supérieure de Commerce, devenue maintenant l’ EM Lyon,
un cours sur la création d’entreprise.
Cependant, je rencontrais l’opposition de mes collègues
professeurs, notamment celui de marketing, qui affirmaient en chœur que les élèves devaient aller se
former dans une entreprise avant de créer éventuellement la leur. Pourtant
j’expliquai à mes détracteurs que le but de mon cours n’était pas forcément
d’inciter les élèves à créer leur entreprise, encore que certains le firent
pendant leurs études, mais de leur apprendre l’ensemble des mécanismes de son fonctionnement .
Quand à la fin du mois, votre banquier refuse d’assurer la paie
de vos employés, vous vous posez brutalement
toutes les bonnes questions : pourquoi vos entrées d’argent sont insuffisantes :
simple problème de retard exceptionnel de paiement d’un de vos clients ou plutôt des facturations trop faibles, et en ce cas
pourquoi : le nombre de vos clients trop faibles, le prix de vos produits
ou services et/ou encore vos charges trop lourdes. Si le nombre de clients est
en cause, votre agressivité commerciale est-elle insuffisante et/ou vos
produits ou service pas assez compétitifs…Ce qui vous oblige à toujours rechercher
la cause de la cause. C’est comme cela que vous devez appréhender très vite et en profondeur les
mécanismes de fonctionnement et leurs différentes interactions.
Plus tard l’enseignement de la création d’entreprises avec les
business-game fut repris par HEC puis par d’autres écoles et aujourd’hui la
formation à la création d’entreprise s’est banalisée.
J’ appris à cette occasion qui ne fut pas hélas la seule, qu’il ne servait à rien d’avoir raison trop tôt. Cela est
inutile et surtout très frustrant.
Toujours à HARVARD, nombreux étaient les élèves qui, à leur sortie intégraient des « non profit organisations », des
entreprises à but non lucratif. Comme, parmi mes clients de conseil hospitalier,
je comptais des hôpitaux et des cliniques privés, très souvent gérés par des Congrégations Religieuses,
tout naturellement, je créais un cours sur la gestion hospitalière. J’ avais à ma disposition de très nombreux études de
cas réels. Je n’avais pas besoin de les
inventer. Mon objectif, outre celui d’ apprendre à mes étudiants le fonctionnement
d’une entreprise à but non lucratif, était de leur trouver des débouchés en créant une passerelle entre L’Ecole Supérieure
de Commerce et l’ Ecole de Santé de Rennes censée former les futurs directeurs d’hôpitaux
publics. Mon expérience ne dura hélas qu’une année, la direction de l’Ecole
prétextant, pour ne pas la renouveler, que
les Hôpitaux Publics ne versaient pas de taxe d’apprentissage, source
essentielle de financement des Ecoles de Commerce !
Une occasion fut ratée de former de véritables managers
d’hôpitaux publics et privés. L’Ecole de Santé de Rennes formant surtout des administrateurs
compétents en droit sanitaire et social.
J’ajoute que ma collaboration avec l’Ecole Supérieure de
Commerce se poursuivit avec la mise en place d’un partenariat entre elle et ma
société pour développer la formation de cadres des cliniques privées, qui
elles, étaient assujetties à la taxe d’apprentissage.
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