samedi 18 octobre 2014

Correction sur mon dernier article


 Il fallait bien entendu  lire NOW et non pas KNOW

Avec toutes mes excuses pour cette regrettable faute d’orthographe.

dimanche 5 octobre 2014

DO IT NOW !



Quand  j’ai ouvert mon blog  le samedi 25 Janvier, en préambule, j’ai tenu à dire que j’étais atteint d’une pathologie chronique   : la « conseillite » dont on ne guérit pas et qui comme l’arthrose ne peut  qu’ empirer  au fil des ans. Cette affection consiste à donner des conseils pratiques aux gens, même quand ceux-ci ne vous les demandent pas.
Il y a quelques années, j’avais écrit un éditorial dans la Lettre d’IFRHOS  qui s’intitulait déjà : Do it now. Je reprenais le mot d’ordre à l'adresse de ses 13 000 collaborateurs  de la femme alors  la mieux payée des Etats Unis, Linda WACHNER , Pdg de la firme WARNACO .  Mon propos s’adressait à mes lecteurs, responsables hospitaliers que je pressais de ne point lanterner dans plusieurs domaines, leur  rappelant que l’Histoire avait toujours donné raison à ceux qui avaient su dans le passé agir le plus vite.
Il s’agissait pour eux de décisions stratégiques à prendre qui ne nécessitaient pas de réflexion supplémentaire de leur part. Il fallait simplement passer à  l’acte sans tarder dans un univers concurrentiel  et un environnement règlementaire instable qui étaient les leurs.
Cette fois-ci, je ne m’adresse pas à ceux qui  procrastinent  en remettant toujours  à plus tard ce qu’ils pourraient faire  immédiatement. Leur comportement, s’il n’est pas temporaire,  est souvent pathologique et mérite même d’ être  soigné. Nous en connaissons tous au moins un dans notre entourage.
Je ferai cependant  une exception dans le cas de la décision désagréable à prendre que la très grande majorité des gens préfèrent toujours repousser à plus tard. Il s’agit le plus souvent de dire non, d’ être désagréable avec quelqu’un et parfois lui faire de la peine. Jeune banquier, je me suis retrouvé très vite  à devoir annoncer à un client que sa demande de prêt (souvent  capitale pour lui) était refusée. Un client avec qui j’avais noué le plus souvent des liens de confiance et qui m’était sympathique. J’avais peur de lui téléphoner pour lui communiquer la mauvaise nouvelle et quand il  m’appelait je me cachais derrière mon téléphone, je lui faisais répondre par la secrétaire que j’étais absent ou occupé avec un autre client et  que je le  rappellerai. A l’époque nous avions la chance d’avoir des secrétaires qui nous étaient indispensables. J’étais très mal à l’aise. Puis un jour, mon patron m’avait  expliqué que la seule solution à prendre était d’appeler le client aussitôt connue la décision. Dès lors, je n’avais  plus connu ces heures et parfois ces  journées angoissantes.          
Je ne m’adresse pas non plus à ceux qui  précrastinent – je m’excuse, ces mots sont pas agréables à lire, encore moins à prononcer, mais je n’en ai pas d’autres à ma  disposition –Ils  agissent, au contraire, toujours le plus tôt possible, de crainte d’être mal jugés par les autres et ils veulent se montrer à tout moment hyperactifs. Ils se stressent inutilement et Ils risquent surtout de ne plus maîtriser leur temps, et d’en être les esclaves.
Aujourd’hui, je voudrais parler de  l’ application  de ce mot d’ordre non pas dans  la vie professionnelle, mais dans la vie privée, en constatant  que : ce que nous ne faisons pas tout de suite, nous risquons de le faire trop tard, voire de ne jamais le faire.
Mon conseil : Do it  now, Faites le maintenant,  concerne tout le monde. En dehors des tâches  programmées et planifiées comme certains rites, nous  avons tous dans notre vie privée des coups de fil à passer, des réponses à donner et de multiples tâches domestiques à accomplir avec plus ou moins d’entrain.  Des tâches secondaires que certains spécialistes de gestion du temps préconisent, après les avoir identifiées.de reporter  contrairement aux tâches importantes.
Le risque de différer des actes au prétexte qu’ils sont secondaires est de les oublier ou tout simplement de ne plus oser par la suite les  accomplir. Il y a bien entendu de nombreux actes quotidiens qui sont concernés, mais je   pense surtout à vos rapports avec les autres. Si un ami, une relation vous demande une information, une explication à la suite d’un désaccord qui n’est peut- être qu’un malentendu,  si vous laissez passer trop de temps, vous n’oserez plus lui répondre. C’est ainsi que l’on perd des amis.

Depuis quelques années en m’appliquant chaque jour ce précepte  j’ai pris l’habitude de réagir rapidement, par exemple quand je pense à quelqu’un, je lui téléphone dans la journée et s’il m’adresse un mail  je ne tarde pas à lui répondre.  J’ai gagné en efficacité – exécuter une tâche avec retard prend plus de temps -  j’ai l’esprit beaucoup plus libéré qu’autrefois en chassant de mon esprit les regrets  et parfois les remords de ne pas  m’  être  exécuté à temps.
Faites comme moi ! Vous verrez, vous ne le regretterez pas.    

dimanche 28 septembre 2014

La fin annoncée de l'hôpital traditionnel : Pourquoi la France prend du retard




Au début furent inventés les hospices, simples lieux d’hébergement des malades et des indigents. Avec les progrès de la médecine et de la chirurgie, les malades ont pu y être soignés et même guéris pour certains. Les hôpitaux modernes ont commencé à leur succéder avec la création de plateaux techniques comprenant  des  blogs opératoires, des locaux de consultations et d’examens notamment radiologiques. Puis des méga centres hospitaliers, notamment les CHR, centres hospitaliers régionaux, se sont constitués, flattant l’orgueil des élus locaux, en premier lieu, des maires, présidents de leurs  conseils d’administration  ainsi que celui de leurs responsables  hospitaliers, administratifs et médicaux.
Leur importance était mesurée, et l’est encore aujourd’hui en grande partie, au nombre de leurs lits. C’est pour cela qu’ils rivalisèrent:  à qui serait le plus grand, jusqu’à créer au nom de l’hospitalo-centrisme, longtemps, en cour des monstres ingérables et fort coûteux. De plus leur budget de fonctionnement, jusqu’à la mise en place récente de la tarification à la pathologie, était calculé sur le nombre de journées qu’ils avaient réalisées et non sur leur activité réelle.
Depuis quelques années une tendance très lourde est apparue accentuée par la mise en place de la tarification à la pathologie : les séjours dans les hôpitaux diminuent et dans certains cas disparaissent,  rendant inévitable la fin  de l’hôpital hébergeur. Celui-ci à l’avenir sera essentiellement constitué de plateaux techniques et de quelques services spécialisés comme ceux des soins intensifs et de la réanimation et l’accueil des urgences. 
Deux modes de prise en charge nouvelles  ont vu le jour et vont remplacer de plus en plus l’hospitalisation traditionnelle, l’ hospitalisation temporaire- au maximum, la journée- pour la chirurgie et l’hospitalisation à domicile pour la médecine.
La chirurgie ambulatoire   Les progrès de l’anesthésie réanimation et des techniques chirurgicales comme la coelioscopie ont facilité les interventions permettant au malade opéré de rentrer chez lui le jour même de son intervention. Dans mon article du 8 Juin 2014 intitulé : Nécessité fait Loi : Le cas de la chirurgie ambulatoire, j’ai exposé les avantages de cette pratique pour les malades et pour le budget  de  l’ Assurance  Maladie.
L’hospitalisation à domicile. Les malades peuvent recevoir chez eux les mêmes soins qu’à l’hôpital. Outre l’avantage insigne qu’elle représente pour eux, elle est nettement moins  chère, quand on compare son coût à celui d’un service de médecine.

Pourquoi la France prend du retard
Le gouvernement confronté au déficit de la Sécurité Sociale voudrait développer ces deux alternatives à l’hospitalisation qui lui permettraient de réduire d’une manière significative les dépenses d’hospitalisation qui représentent 50% des dépenses totales de santé. Mais la tâche est très ardue. Un rapport conjoint de l’IGAS ( Inspection Générale des Affaires Sociales) et de l’IGF ( Inspection Générale des Finances)   cité par le journal Le Point, relève que de 2007 à 2013 la croissance de la chirurgie ambulatoire n’ a pas été significative contrairement à ce qu’avait espéré le gouvernement et que les objectifs qu’il s’était fixé ne seraient pas atteints. J’ai expliqué dans mon article du 8 juin  pourquoi les cliniques privées, essentiellement de province, avaient développé cette chirurgie exigeante, le manque de lits freinant leur activité et en premier lieu celle des chirurgiens rémunérés en fonction de celle-ci. Pourquoi leurs collègues du secteur public les imiteraient-ils, - pas d’intérêt, pas d’action -sauf si  leurs malades l’exigent  et qu’ils risquent de leur préférer un chirurgien du privé . Quant à l’hospitalisation à domicile, très en retard par rapport à d’autres pays ce ne sont pas les médecins salariés qui peuvent en être le fer de lance, comme l’ont été en leur temps les chirurgiens libéraux pour la chirurgie ambulatoire.
Mais le frein le plus puissant au développement de ces alternatives à l’hospitalisation traditionnelle; est le manque courage de nos responsables politiques, en premier lieu la Ministre de la Santé. Ils ont peur d’affronter l’opposition conjuguée des syndicats et des élus locaux car la réduction des dépenses se traduira inévitablement par des suppressions de poste, notamment, voire des suppressions d’établissements. Ils ont peur de la rue, comme leurs prédécesseurs et ils ne veulent pas se risquer d’être impopulaires et compromettre alors gravement leur carrière.

Cette remarque vaut hélas pour toutes les réformes importantes dont notre pays a besoin.

    

samedi 20 septembre 2014

Pourquoi est-il si difficile de dire " Je ne sais pas"




La première fois que j’ ai entendu  prononcer cette réplique, c’était en 1968, dans une réunion à laquelle je participais et  où le directeur financier de Radio Luxembourg avait ainsi sobrement répondu à la question qui lui  était posée - je ne me souviens plus sur quoi elle reposait,  mais je me souviens par contre  qu’ il était le plus compétent d’entre nous pour y répondre - Il ne nous avait pas donné un avis, exprimé  une opinion et encore moins disserté sur le sujet. Il l’avait immédiatement clos par cet aveu d’ignorance.
Nous confondons  trop souvent : savoir et avoir une opinion. Dans « Mérites - tu vraiment ton salaire ?  je m’étonne des questions parfois posées dans la Presse à ses lecteurs comme celle-ci : «  Estimez - vous positif le bilan d’ OBAMA à mi–mandat ? » à laquelle ceux-ci répondirent OUI à 63%, NON à 37% et JE NE SAIS PAS à  0%. S’ils n’avaient pas confondu les deux, ils  auraient avoué à plus de 50% qu’ils ne savaient pas. En effet,  comment pouvaient-ils  porter un jugement valable sur l’action politique d’un chef d’Etat étranger, et même avoir une simple opinion un peu fondée, tellement les différents aspects de cette action sont nombreux et souvent complexes ?  Ces enquêtes journalistiques relèvent de la démocratie d’opinion aujourd’hui très à la mode. Que les citoyens donnent leur opinion sur des sujets qui les concernent. Par exemple, s’il est demandé à des parents d’élèves s’ils sont favorables ou non à la modification des rythmes scolaires pour leurs propres enfants, la réponse sera toujours un avis autorisé. Cela est souhaitable et même indispensable dans une démocratie moderne. Par contre qu’on leur fasse croire qu’ils sont capables d’avoir une opinion sérieuse sur beaucoup de sujets qui le plus souvent les dépassent, et ,sous-entendu, qu’on en tiendra compte, c’est purement démagogique.   
Plus on sait, plus on a conscience, non pas  que l’on ne sait rien - comme le faisait dire PLATON à SOCRATE et sur lequel on peut gloser à l’infini quand on n’a rien à faire - mais que l’on a encore à apprendre, parfois beaucoup, car à mesure que l’on avance dans la compréhension d’un sujet on découvre toute sa complexité cachée aux yeux du profane. Ce qui faisait ironiser le généticien  Albert Jacquard, « comprendre que l’on n’a pas compris est ce qui est le plus difficile à comprendre ! »
Dans les réunions entre amis, dans les repas de famille, chacun peut se laisser aller à  exprimer  son opinion, sans aucune  retenue, ne serait- ce que pour provoquer et entretenir le débat, cela n’a pas de conséquence, d’autant que l’on profère beaucoup de bêtises dans  ces occasions là  et que l’objectif principal n’est pas de s‘instruire grâce  la connaissance des autres, mais de se détendre et de rire si possible. Encore que les enfants, s’ils sont présents, peuvent prendre pour argent comptant ce que disent leurs parents, même s’ils s’en défendent.
Le plus souvent, si « je ne sais pas » est trop abrupt, au moins, nous devrions le remplacer par : je crois savoir, ou mieux encore par : je ne suis pas sur(e), mais je crois savoir. Dans mon métier de consultant, j’ai toujours essayé de distinguer le conseil que je donnais à mes clients fondé sur le savoir, c’est-à-dire la connaissance approfondie du sujet concerné,  du simple avis.
Cette précaution élémentaire s’impose à chacun d’entre nous et d’une manière d’autant plus impérative que notre voix est écoutée. J’ai parlé dans un article précédent des journalistes au sujet de la mort de Dominique BAUDIS du rôle néfaste de certains d'entre eux. Des hommes et des femmes qui n’ont pas toujours conscience de leur lourde responsabilité tout comme  les responsables politiques qui trop souvent s’expriment sur des sujets qu’ils ne connaissent au mieux que par la lecture des fiches qui leur ont été préparées par leurs collaborateurs.       
               

samedi 13 septembre 2014

Elizabeth HOLMES




                                                                                                                    
Il y a 10 ans, cette jeune femme qui en avait alors seulement 19, a abandonné   ses  études d’ingénieur en électricité et chimie  à l’Université de STANFORD en Californie, alors qu’elle était major de sa promotion, pour créer sa propre entreprise.
C’est devenu, disons le en passant, presque  un phénomène de mode aujourd’hui. Même le gouvernement socialiste français qui surfe sur la mode, (il  n’est pas le seul) veut inciter les étudiants à créer leur propre entreprise.  Je renvoie le  lecteur à  mon précédent article : Entreprises :   Faut il croire aux déclarations d’amour des responsables politiques. ?*
Elizabeth HOLMES, avant de démarrer son  entreprise  s’est posé la question suivante : « que puis je faire pour changer le monde et améliorer réellement la vie des gens ?  » Une question que l’on se pose sincèrement quand on a 20 ans, rarement plus tard. Elle ne s’est pas contentée de la poser, elle a décidé d’y répondre. Pour cela, elle a choisi comme champ d’action  les  examens   sanguins  qu’elle  a  voulu rendre  plus simples et confortables,   plus  accessibles   et disponibles à tout moment, enfin  meilleur  marché. »
Son entreprise, elle l’a appelé  THERANOS.
Tout d’abord il faut souligner que l’enjeu économique est très important. Aux Etats Unis, sont effectués des milliards d’analyse  sanguine chaque année qui  coûtent  des milliards de dollars.  D’autre part, les prélèvements sont considérés comme agressifs par toutes les personnes qui craignent les aiguilles comme Elizabeth HOLMES qui en a, elle-même, une peur bleue, ce qui explique en partie son choix. En conséquence la moitié des américains ne font pas faire les analyses que leur prescrivent leurs médecins. Une autre raison est certainement aussi la négligence et la crainte de découvrir des anomalies plus ou moins graves.
Simplicité et confort : Le prélèvement de sang se fait sur un doigt et d’une manière pratiquement indolore, les quantités prélevées sont très faibles. Ce qui a obligé la société THERANOS  à développer des nouveaux systèmes d’analyse chimique pour leurs traitements.  Avec une seule goutte de sang, 30 tests peuvent être pratiqués.
Disponibilité et accessibilité : Pour être près des gens, Elizabeth HOLMES  s’est associée à la plus grande  chaine de pharmacies, WALLGREEN’s  qui possède plus de 8500 officines dans le pays  et dans lesquels ont été  installé un lieu de prélèvement, appelé « Centre de Bien Etre THERANOS ». Les résultats sont envoyés par courrier électronique dans un délai de 4 heures.
Coût : Les prix des analyses sont  50 % moins cher que ceux remboursés dans le cas de l’assurance maladie ( Medicare).
L’  avantage   de pouvoir ainsi  pratiquer  plus souvent des analyses sanguines  est de recueillir des informations plus rapides  sur l’efficacité des médicaments. Elle permet aux firmes pharmaceutiques   de mieux ajuster les doses prescrites.  Par ailleurs avec le même échantillon de sang prélevé, des analyses complémentaires peuvent être faites à la demande du médecin sans qu’un nouveau prélèvement soit nécessaire.
Enfin si les gens réalisent plus fréquemment des analyses de sang, les maladies pourront être détectées plus tôt, y compris certaines formes de cancer dont  l’évolution peut maintenant  être suivie.
Elizabeth HOLMES a su pour développer son entreprise s’entourer de personnalités de premier plan comme l’ancien secrétaire d’Etat Henry KISSINGER. Elle a su aussi attirer des investisseurs privés – chose beaucoup plus aisée aux Etats Unis qu’en France - Tout en conservant la moitié du capital de 9 milliards de dollars, ce qui en fait la femme la plus jeune des Etats Unis à être devenu milliardaire par ses propres moyens et non pas en héritant.
En plus de ses qualités de manager, elle a une foi inébranlable dans ce qu’elle fait, ce qui caractérise d’ailleurs tous les entrepreneurs qui réussissent. Elle a aussi une très grande force de conviction puisée dans cette foi.
Son aventure s’inscrit en marge d’un vaste  mouvement  de création dans la Silicon Valley de  starts ups  qui développent  plusieurs types   d’ appareils  qui mesurent différentes fonctions du  corps grâce à la connexion avec des téléphones « intelligents », fournissant ainsi des données aux médecins et aux laboratoires ainsi qu’à  leurs utilisateurs. Cela dans le cadre d’une médecine de plus en plus  personnalisée et connectée.
Elizabeth HOLMES n’a pas agi pour simplement devenir très riche par ses propres moyens, l’argent n’est qu’un moyen, pas une fin en soi,  et l’enrichissement  personnel n’est qu’un des effets collatéraux, heureux sans plus.  Elle agit pour le bien des autres et aussi, sans qu’elle l’ait pensé au début, révolutionner le système de santé aux USA et peut être demain celui d’autres pays.

ENSEIGNEMENTS

1/ « Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées, la  valeur n’attend pas le nombre des années », faisait dire CORNEILLE à Rodrigue dans  le Cid. De même que ses aînés, Steve JOBS et Bill GATE, Elizabeth HOLMES  a prouvé  qu’il n’était pas indispensable d’avoir obtenu terminé ses études et obtenu des diplômes prestigieux pour entreprendre avec succès.
2/  Il est urgent qu’en France soit encouragé et facilité le recours aux investisseurs privés, comme aux Etats Unis pour que nos jeunes entrepreneurs ne soient pas obligés, comme c’est le cas actuellement, de partir Outre Atlantique pour trouver des investisseurs privés.
3/  Le succès de cette jeune femme  s’explique  par le fait  qu’elle a osé s’ attaquer - plus ou moins consciemment  au début - à un défi majeur de notre société développée ;  celui  de l’amélioration  constante de la santé des individus voulue par ceux-ci couplée à l’allongement permanente de leur durée de vie ( un trimestre par an d’espérance de vie) avec l’absolue nécessité de juguler l’augmentation inéluctable des dépenses qui lui sont consacrées.




 
* Les temps ont bien changé ! Quand   j’ enseignais   à l’EM Lyon dans les années 70, j’avais crée en 3° année un cours de création d’entreprise - j ‘avais appris que 30% des élèves qui sortaient d’Harvard ,mon Université  américaine de référence, créaient la leur. - Je n’avais pas alors  été  soutenu par mes collègues, bien au contraire. Ceux-ci considérant que les jeunes diplômés devaient impérativement aller se former dans les entreprises avant de créer éventuellement la leur.   Enseignement qui fut plus tard repris par HEC.