dimanche 27 octobre 2019

L'honnête homme du 21ème siècle




Dans un monde en plein bouleversement confronté à de nombreux défis que sont :
-        - Le réchauffement climatique,
-        - La surpopulation et la poussée de l’émigration avec en corolaire la montée des populismes et des risques de graves conflits,
-        - Le développement des biotechnologies avec la manipulation génétique qui risque demain, de nous priver de notre liberté d’expression, guider nos pensées et provoquer nos désirs.
-        - Enfin l’émergence de l’intelligence artificielle qui nécessitera une très grande adaptation des individus et des entreprises et nous obligera à repenser notre modèle économique, ce qui sera, pronostiquent les spécialistes, un changement pour l’humanité aussi important que fut celui de l’invention de l’écriture. 

Dans une société de plus en plus complexe, en manque de repères, en perte de valeurs perverties par le relativisme et où triomphe le primat de l’individu sur la collectivité et le jeunisme.

Chacun d’entre nous doit s’interroger pour savoir ce qu’il doit être et comment il peut mériter le qualificatif d’honnête homme. Disons tout de suite que l’honnête homme du 21ème siècle n’a rien à voir avec celui du 17ème qui dans la société aristocratique de l’époque n’était autre qu’un homme galant, de bonne conversation et de bonne compagnie. L’honnête homme, nous référant au Robert, est celui qui se conforme non seulement aux lois de la probité (honnêteté scrupuleuse) mais aussi à celles du devoir et de la vertu.
Il va sans dire, mais c’est mieux en le disant, que lorsque je parle d’honnête homme, je parle d’être humain des deux sexes. 

Je vais essayer d’en dessiner le portrait tel que je l’avais esquissé en conclusion de mon essai : Mérites-tu vraiment ton salaire ?
Je développerai dans plusieurs articles successifs les différentes caractéristiques de cet Homme auquel nous aimerions ressembler et qui devrait servir, en priorité, de modèle à nos jeunes concitoyens.

-Son rapport au travail
-Son rapport à l’argent
- Son rapport aux autres
-Son rapport à la Collectivité
-Son rapport à la famille
-Son rapport à l’environnement
Où dans chaque domaine sa probité, son sens du devoir et sa conduite vertueuse devront se manifester.






dimanche 6 octobre 2019

Les grandes gueules, s'il vous plait, veuillez baisser de ton !




Aujourd’hui de plus en plus de personnes se répandent dans les médias pour parler haut et fort sur tous, ou presque, les sujets d’actualité. Ils sont chouchoutés par les journalistes parce que tout simplement ils font de l’audience. Ce sont de « bons clients » dit-on dans le milieu de la Presse.
Ils se répandent aussi sur les réseaux sociaux. Les mêmes qui animaient à l’apéro le bistrot de leur quartier ou de leur village maintenant s’expriment doctement sur Twitter ou Facebook et leurs propos sont amplifiés, démultipliés involontairement par les gens raisonnables qui ont le tort de réagir.  En effet, l’indignation qu’ils peuvent provoquer est le carburant qui les alimente et sans lequel ils dépérissent, de Trump au dernier petit chef des gilets jaunes en passant par Johnson, Mélenchon, Le Pen père et fille, Tapie et bien d’autres que je ne citerais pas pour ne pas leur faire de la publicité.   
Ils prolifèrent au moment des crises sociales ; nous l’avons vu avec le mouvement des gilets jaunes. La foule, je ne sais plus qui a dit : l’intelligence d’un groupe égale celle du plus bête divisée par le nombre de participants) suit instinctivement celui qui parle le plus fort et non pas le plus juste.
Quand on étudie la Révolution Française comme je le fais actuellement pour l’écriture de la biographie de mon aïeule Toussainte*, on constate que ce sont toujours les grandes gueules qui sont écoutées, pas les gens calmes et pondérés. Nous pouvons nous demander pourquoi. J’avancerais trois explications :
-        1/ Ils ont le plus souvent un discours simpliste qui plait car il évite à leurs auditeurs de trop réfléchir.
-        2/ Ils parlent aussi fort, c’est qu’ils sont, pensent leurs auditeurs, sûrs d’eux-mêmes, et donc de ce qu’ils disent.
-        3/Ils ont le courage, eux, de dire la vérité contrairement aux autres qui pratiquent la langue de bois.
En vérité, ils ne sont surs de rien sauf de ne pas être responsables de ce qu’ils disent et des effets néfastes qu’ils peuvent provoquer.
Ce qui peut être dramatique.
Alors nous ne pouvons, sans être sûrs d’écouter, que demander à ces grandes gueules dont ils aiment d’ailleurs être qualifiées, comme certains journalistes, de baisser de ton au risque pour eux un jour de ne plus être écoutés.

*La vie de Toussainte M. Son journal A paraître aux éditions Ifrhos en 2020.

vendredi 6 septembre 2019

Paul MAZENOD: Apprendre à dire : je ne sais pas

Paul MAZENOD: Apprendre à dire : je ne sais pas: « Je ne sais pas » est une réponse que l’on entend ou que l’on lit très rarement. Beaucoup trop rarement. Les gens, soit, ne veulent pa...

mardi 9 juillet 2019

Apprendre à dire : je ne sais pas


« Je ne sais pas » est une réponse que l’on entend ou que l’on lit très rarement. Beaucoup trop rarement. Les gens, soit, ne veulent pas ou n’osent pas avouer leur ignorance par peur de perdre la face, soit, et cela est beaucoup plus grave, ils croient savoir, ils croient détenir la vérité, avoir la science infuse sur un très grand nombre de sujets.

Seuls les plus savants d’entre nous dans leur domaine de connaissance avouent qu’ils ne savent pas toujours répondre à une interrogation donnée. Il s’agit tout simplement d’une question d’honnêteté intellectuelle. Je ne sais plus qui a dit avec justesse : « Plus on sait, plus on sait que l’on ne sait pas » peut-être Einstein ?  J’attends qu’un de mes lecteurs veuille bien me corriger.

Ce phénomène s’est aujourd’hui fortement aggravé avec le développement de la communication et des médias.  Ces derniers entretiennent cette illusion de tout savoir en interrogeant leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur des sujets pour lesquels ils n’ont aucune compétence.
Exemple le Progrès de Lyon.

Question : Le délai de 5 ans pour reconstruire Notre Dame de Paris est-il raisonnable ?

Réponse : OUI 16% NON 76 %

A noter que seulement 8 % des lecteurs de ce quotidien régional ne savent pas et que les 92% autres s’estiment suffisamment compétents dans le domaine de la construction des charpentes pour juger si le délai est trop ou pas assez long.

La médiatisation excessive et le vedettariat dans tous les domaines fait dire à certains n’importe quoi sur des sujets qui ne connaissent pas et pour lesquels ils se croient obligés de donner leur avis. Je pense que cela a commencé à la Télévision Française avec l’interview par Anne Sinclair au Journal de 20 heures d’un jeune chanteur Patrick Bruel sur des sujets d’ordre politique.

La séquence des gilets jaunes a été révélatrice à ce sujet où nous avons vu pendant plusieurs mois de simples manifestants, certains au bagage intellectuel limité être interviewés par des chaines de télévision comme s’ils étaient des spécialistes.

En vérité, n’assistons-nous pas à la manifestation de la plus basse démagogie qui consiste à faire croire aux gens qu’ils sont instruits des choses qu’ils ignorent ? Ce comportement est une des causes de la défiance de plus en plus grande des français envers les médias.

A ceux qui ont peur d’avouer qu’ils ne savent pas, je leur dis qu’il vaut mieux être bête un instant que toute sa vie, mais encore faut-il qu’ils veuillent connaître la vérité.

A ceux qui croient tout savoir, je leur dis qu’il serait bien qu’ils fassent preuve d’un peu d’humilité et qu’ils pensent que leur attitude les discrédite, sans qu’ils s’en rendent toujours compte.


vendredi 7 juin 2019

Une espérance de vie moindre : la plus grande des injustices !






Pouvons-nous accepter encore longtemps, de gaité de cœur, que la vie d’un travailleur manuel soit plus courte que celle d’un cadre ou d’un fonctionnaire ?  


En moyenne, l’espérance de vie des français les plus aisés est supérieure de 13 ans à celle des plus modestes. Comme le soulignait François De CLOSET*, « la logique et la justice élémentaire aurait voulu que la retraite sonne plus tôt pour eux. En réalité, c’est le contraire qui s’est produit, les ouvriers restaient jusqu’à 65 ans (aujourd’hui 62 ans), tandis que les agents de l’Etat partaient entre 50 et 60 ans pour jouir d’une retraite beaucoup plus longue »

Les ouvriers, non seulement vivent moins longtemps que les cadres, mais ils passent plus de temps qu’eux en mauvaise santé. Pour ne prendre que les maladies cardiovasculaires, ce sont les catégories sociales les plus modestes qui sont les plus touchées, alors même que ces maladies dites de civilisation, devraient affecter en priorité les plus fortunés qui notamment s’adonnent aux plaisirs de la table. Des études ont montré que les personnes qui vivaient sous le seuil de pauvreté (855 € en 2018) courraient plus de risques de devenir diabétique, faute de préventions, et une fois malades, connaitraient beaucoup plus de complications par manque de soins. Les gens de condition modeste, en général se soucient beaucoup moins de leur état de santé et dans le cas contraire n’ont pas les ressources financières suffisantes, ne serait-ce que parfois, pour se nourrir correctement. 

Pour réparer en partie cette injustice, il faudrait en premier lieu qu’une prise de conscience s’opère chez tous nos cadres dirigeants, bien sûr, mais aussi dans l’opinion publique. En effet, cette injustice s’explique par le peu de considération dont jouissent les travailleurs manuels   dans notre société.

Si nous voulons que leurs conditions de travail soient nettement améliorées, notamment en   terme de pénibilité, afin que leur espérance de vie augmente, nous devons accepter d’en supporter le coût en payant plus chers les produits et services dans lesquels ils interviennent.

Ce ne devrait pas être l’Etat ou les Collectivités Locales, ni les entreprises, mais bien l’utilisateur final, le consommateur ou l’usager.

Il n’est pas besoin d’être de gauche, encore moins d’extrême gauche pour reconnaitre cette injustice d’espérance de vie moindre et de vouloir y remédier.





·        « Plus encore » aux éditions PLON

jeudi 2 mai 2019

Ce que doivent faire les riches pour tenter de se faire accepter dans notre pays




Pour la reconstruction de Notre Dame de Paris, nous avons vu des représentants de grandes fortunes effectuer des dons et certains s’engager à ne pas bénéficier des avantages fiscaux qui y sont attachés. Malgré cela, ils furent critiqués, parfois très vivement, voire violemment, non pas pour leur action de mécénat, mais tout simplement parce qu’ils rappelaient aux yeux de leur compatriotes dans un pays, qui n’aime pas la réussite et l’argent qu’elle procure, qu’ils étaient riches.

Notre société libérale fondée sur la libre entreprise, le commerce et les échanges est ainsi faite qu’elle génère en permanence, fatalement, des gens riches, parfois très riches. Il nous faut l’accepter ainsi, à moins de vouloir une société collectiviste avec moins de gens riches- il y en aura tout de même- et beaucoup plus de pauvres, sans parler des libertés…

Deux questions essentielles à leur égard se posent : Méritent-ils la fortune qu’ils possèdent et qu’en font-ils.

A la première question, il est de fait que leur mérite respectif est sans commune mesure d’un individu à un autre. Il existe en effet un très large éventail de mérites, de celui qui sans rien faire, hérite de ses parents à celui qui grâce aux efforts qu’il a fournis, au talent qu’il a su développer a bâti une fortune, sans jamais tricher et nuire à autrui. Sur ce dernier point, prenons l’exemple des jeunes patrons de start up fortunés de la Silicon Valley  qui en achetant des maisons à San Francisco font grimper les prix au détriment des autres candidats à l’accession à la propriété.   

A la deuxième question, plus importante à mes yeux que la première, comment bien utiliser sa fortune est d’autant plus souhaitable qu’elle a été acquise sans grand mérite. Parfois même par des procédés discutables utilisés, par exemple, par les fondateurs de grandes fortunes américaines appelés des « barons voleurs ».

Pour se faire pardonner d’être riche, surtout quand on est un héritier, il ne suffit pas d’une action ponctuelle de mécénat spectaculaire. Il faut œuvrer en permanence au bien-être des autres et le faire savoir, sans ostentation bien entendu. « S’engager à servir les autres, rendre en partie tout ce que nous recevons d’autrui et de l’Etat » dit Marc Ladreit de la Charrière pour justifier ses nombreuses actions philanthropiques en faveur de la lutte contre l’exclusion et l’accès à la culture.

Dans notre société qui se porte plutôt bien, comme le démontre Hervé Le Bras dans son dernier ouvrage, mais pour que les gens s’y sentent moins mal et que les relations sociales soient apaisées, il faut que les gens riches soient mieux acceptés par leurs concitoyens et pour cela agir en conséquence.     






mercredi 17 avril 2019

Pourquoi dorénavant, je n'écoute plus France Info






L’élément déclencheur a été les soit-disantes révélations, suite, parait-il ,à des fuites sur les  mesures que le Président de la République aurait dû  annoncer dans son discours en clôture du grand débat. 
En vérité le discours du Président aurait été remis une heure avant son intervention aux journalistes. 
Ceux-ci auraient dû en garder secret les termes essentielles avant que le Président ne s’exprime, au moins pendant 48 heures après l’incendie de Notre Dame de Paris.  France Info n’est pas le seul média à avoir enfreint cette règle de bonne conduite. A la course à l’audience, tous les autres devaient ne pas laisser leurs concurrents prendre quelques longueurs d’avance.

Mais France Info, comme les chaînes en continu, sont les réponses à une addiction très dangereuse aux informations dont nous souffrons tous. Je n’ai pas le temps et ne l’aurais jamais de regarder la télévision dans la journée, mais la radio, je l’ouvre, comme tout le monde, le matin dès le lever. Ouvrir le poste est devenu un réflexe conditionné.

Le danger est que le fait de consulter chaque jour les actualités, surtout quand elles tournent en boucle, comme à France Info, nous maintiennent dans un état de stress permanent, particulièrement nocif pour la santé et perturbateur de sommeil pour certains d’entre nous.

De quoi vais je me priver en agissant ainsi ? Des informations qui me sont, en vérité, inutiles puisque reprises par tous les autres médias. Par contre, si je me sens obligé de meubler le silence de ma salle de bains, j’écouterais maintenant France Musique profitant au mieux de mes impôts qui servent à financer le service public.






samedi 1 septembre 2018

Que ceux qui n'ont jamais abusé des largesses de l'Etat lèvent la main !




Nous déplorons que :

- Les dépenses publiques soient trop élevées.

- Nos impôts pour les financer soient trop lourds.

- Le financement de ces dépenses soit aussi en partie financé par la Dette que nous risquons de ne plus pouvoir un jour honorée, si par exemple les taux d’intérêt se mettent à flamber et/ou si le pays est en récession.

Nous accusons tous les gouvernements successifs de n’avoir fait qu’aggraver la situation.

Pour la Dette, je veux parler de la grande majorité d’entre nous car il y a des français irresponsables qui considèrent que ce n’est pas grave. Si nous ne pouvons plus la rembourser, eh bien tant pis pour nos créanciers ! Ils n’avaient qu’à ne pas nous prêter et ce n’est que justice car ils ont voulu s’enrichir sur notre dos avec des taux d’intérêts trop élevés !  

Nous attendons du Président actuel et de son gouvernement réussissent là où tous les autres, avant eux, ont échoué, tout en continuant cependant, à satisfaire toutes nos demandes de protection.

Mais, chacun d’entre nous, à des degrés divers, n’abuse-t-il pas ou n’a -t-il pas abusé un jour de l’argent public ? Et ainsi contribué involontairement à creuser le déficit et alourdir la dette et les impôts.

Je passerai :

 -sur les tricheries petites ou grandes pour ne pas dire escroqueries à l’assurance maladie, à l’assurance chômage comme le travail au noir. La liste est longue…

-sur le gaspillage de l’argent public aussi bien par les responsables politiques que par les citoyens.

- sur l’assurance chômage des cadres dont a parlé récemment Nicolas BOUZOU pour déplorer qu’elle soit trop généreuse.  

Je m’attarderai davantage sur la dilapidation de notre capital santé pour laquelle nous sommes tous concernés et dont j’ai eu l’occasion déjà de parler, notamment dans mon essai : « Mérites-tu vraiment ton salaire ?

Libre à nous de fumer, de boire de l’alcool avec excès, de manger sans retenue, mais il ne faudrait pas que l’Assurance Maladie prenne à sa charge tous les frais des traitements des maladies que nous allons inévitablement contracter et cela jusqu’à la fin de nos jours. Ce qui hélas n’est pas le cas.

Le problème est que la majorité de nos compatriotes ne veut pas faire d’effort pour réduire les dépenses publiques comme le révèle une récente enquête du quotidien régional Le Progrès, à la question : Etes-vous prêts à accepter des efforts pour réduire les défenses publiques, les lecteurs ont répondu 11% OUI et 85% NON.

Plus grave encore :  ils ne sont pas assez nombreux à trouver injustifiable de réclamer indûment des aides publiques.  Dans leur rapport :  « La société de défiance. Comment le modèle français s’autodétruit » Pierre Cahuc et Yann Algan se réfèrent à une étude dans laquelle à la question, les français ne sont que 38,6% à être d’accord, contre 86,6% au Danemark et même les autres pays latins ont un esprit civique plus grand : 61,6 % des Espagnols et 72,6% des italiens.

En conclusion, tous ceux qui accusent les dirigeants actuels de notre pays, en priorité ceux qui veulent demain prendre leurs places, devraient faire déjà leur propre autocritique, puis prêcher à nos concitoyens un plus grand civisme, en donnant bien entendu l’exemple. La tâche est immense dans notre société à irresponsabilité illimitée où  85% de nos compatriotes ne veulent pas faire d’effort pour réduire la dépense publique et 60 % sont favorables à réclamer indument des aides publiques.










vendredi 17 août 2018