Les gens du monde de la Presse, des Lettres et des Affaires
Jean François Khan.
Je l’avais rencontré une première fois à la Fête du Livre de Saint-Etienne puis nous avions ensuite entretenu une correspondance. Un point de désaccord existait entre nous sur la moralité des patrons. Lui pensait, contrairement à moi, que seuls les grands patrons étaient malhonnêtes. Il reste pour moi un modèle de journaliste éclectique ; il avait à une époque animé à la radio une émission sur la chanson française que je suivais toujours avec plaisir et d’intellectuel à suivre.
François de Closet.
Alors que j’écrivais mon essai « Mérites-tu vraiment ton salaire » je me suis mis en relation avec lui. Il m’a encouragé à poursuivre et je lui ai même proposé de signer l’ouvrage, considérant que son succès commercial serait assuré. Nous devions nous rencontrer à une fête du livre de Saint-Etienne, mais nous n’avons pas pu hélas nous voir et je n’ai pas cherché à le recontacter. Peut-être ai-je eu tort ?
Christiane Collange
La sœur de Jean-Jacques Servan Schreiber et épouse du journaliste Jean Ferniot. Je l’ai connue à la Fête du Livre de Saint-Etienne, plus exactement dans un restaurant de la Place Jean-Jaurès où nous étions assis côte à côte après qu’elle ait dédicacé son livre « Chers enfants » à mon épouse. Elle nous a raconté la fable à laquelle elle tenait beaucoup, celle des deux mouches dans un bol de lait. L’une ne lutte pas et se noie rapidement tandis que l’autre se débat jusqu’à ce que le lait devienne du beurre et lui permette de se sauver.
Françoise Giroud
Nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais nous avons échangé des lettres après que je lui ai adressé mes commentaires sur son dernier livre que j’avais lu.
Pierre Tchernia
Le Monsieur Cinéma de la télévision. J’ai fait sa connaissance dans l’avion de Paris qui nous ramenait un jour de Tarbes à l’époque où j’intervenais à la clinique du docteur Courty dont je parle dans « Une vie au service de l’hospitalisation privée » , étant assis l’un à côté de l’autre. Il m’avait raconté que la veille, à l’aller, il avait rencontré des touristes qui rentraient de l’Ile Maurice et se plaignaient d’avoir mal mangé. Nous dissertons sur le comportement de ces touristes qui ne méritent pas tous les bienfaits de la civilisation moderne. Ils sont à des milliers de kilomètres de chez eux comme s’ils allaient dans le canton voisin, sans surprise, sans curiosité, sans émerveillement. Pierre Tchernia me dit qu’un film américain dénonçait parfaitement ce comportement. Il s’appelait « C’est mardi, ce doit être la Belgique »
Pierre Charras
J’ai fait la connaissance de cet écrivain d’origine stéphanoise à la Fête du Livre de Saint-Etienne où il m’a dédicacé son livre « Bonne nuit, doux prince » et ensuite nous avons eu un échange épistolaire très intéressant.
Antoine Riboud
Nous avons failli nous rencontrer à Villeurbanne dans les bureaux de BSN dont il était le PDG pour parler de la création d’une société de caution mutuelle chargée du financement de fonds propres des créateurs d’entreprise et dont les membres auraient été des personnalités éminentes du monde économique comme lui. J’étais alors professeur de finances à l’Ecole Supérieure de Commerce de Lyon chargé d’un cours sur les créations d’entreprise. Projet auquel il était intéressé et c’est pourquoi nous devions nous rencontrer. Hélas, un évènement familial imprévu l’a obligé à se décommander au dernier moment. J’ai appris plus tard par son fils qui avait pris sa succession que ce jour-là venait de décéder en Savoie sa belle-mère. Je me suis bien sûr poser la question : Pourquoi ne l’ai-je pas rappelé pour convenir d’un nouveau rendez-vous ? Je n’ai pas plus la réponse précise aujourd’hui qu’à l’époque, mais peut-être qu’inconsciemment je ne me sentais pas capable de mener à bien ce nouveau projet qui venait s’ajouter à d’autres projets que j’avais lancé ou prévu de lancer.
Alain Griotteray
Je l’ai rencontré, non pas en qualité d’homme politique, d’éditorialiste du Figaro, mais patron de l’entreprise des Aspirateurs Tornado qu’il faisait fabriquer à Bourg-Argental chez mon ami Maurice Martin, industriel par ailleurs ingénieur conseil qui avait été un de mes associés dans l’IFRHOS, l’Institut Français de Réalisations Hospitalières.
Je l’ai retrouvé un jour à la Charpinière où il était venu faire une conférence et la dernière fois c’était à Orly. Nous attendions notre avion et avons bavardé puis il s’est brusquement levé tout en me disant : “Allons-y ! “ sur un ton qu’il avait dû prendre quand il était chef de réseau dans la Résistance. Hélas, lui prenait l’avion de Bastia et moi celui de Saint-Etienne.
Pierre Gagnaire
Quand il était à Saint-Etienne, il regrettait de ne pas avoir de chambres à offrir à ses clients comme d’autres grands chefs. Il m’avait donc proposé de nous envoyer ses clients – nous avions déjà quelques clients communs- et nous avions arrêté le slogan “ Venez manger chez Gagnaire et dormir à la Charpinière“. Hélas, pour moi, il a préféré aller s’installer à Paris.
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