3/ Les gens du monde du sport
Roger Rocher,
L’emblématique Président des Verts de Saint-Etienne à l’époque de leur apogée. La dernière fois que je l’ai vu, il était venu déjeuner à la Charpinière. Il m’avait parlé surtout de mon père sous les ordres duquel il avait travaillé dans l’entreprise du sien Gaston Rocher. Il vouvoyait mon père qui le tutoyait. Il avait été, à son tour, le patron de mon frère à la tête de la Forézienne des Travaux Publics. C’est dans son bureau situé à l’Eparre dans la banlieue stéphanoise, près de la maison de ma grand-mère paternelle, que j’étais venu lui annoncer que mon frère revenant d’Aubagne, où l’entreprise construisait l’autoroute, avait eu un accident de voiture sur la nationale 86 assez grave au niveau de Sarras et notre échange avait été assez vif car devant son air contrarié, j’avais dû lui expliquer que mon frère avait pris la route malgré qu’il fût malade. Une autre fois que je l’ai vu, c’est quand il était le Président de l’Olympique stéphanoise où je jouais alors dans l’équipe cadet. Il avait eu la bonne idée de nous faire servir une soupe chaude quand nous venions à l’entraînement le soir en hiver par Françoise, une jeune fille charmante dont nous étions tous un peu amoureux.
Son frère Claude Rocher qui lui succèdera à la tête de l’entreprise deviendra un de mes associés dans la société immobilière de la Charpinière.
Roger Rivière,
Le champion cycliste que j’ai connu quand il a voulu ouvrir un café restaurant à Saint-Etienne. Encouragé par des conseillers intéressés dont un notaire et des amis irresponsables, il veut ouvrir un café restaurant, avenue de la Libération, à l’enseigne du Vigorelli, en souvenir de la piste de Milan où il avait battu le record du monde de l’heure. Il m’avait demandé de financer les travaux qui devaient être réalisés par un entrepreneur, administrateur de ma banque, la Banque Populaire, ce qui ne me facilitait pas la tâche. J’avais cependant refusé de lui donner mon accord, lui expliquant qu’il n’avait aucune expérience dans un métier que j’allais moi-même découvrir 22 ans plus tard. Quelques mois après, j’étais débauché par une autre banque, Suez La Hénin, et aussitôt arrivé à Paris, le dossier de Roger Rivière m’était transmis. Venant de Saint-Etienne, j’étais le mieux placé pour porter une appréciation pertinente sur sa demande de financement. Les mêmes causes produisant les mêmes effets et pas d’éléments nouveaux étant apparus dans le dossier comme l’association avec un vrai professionnel de la restauration susceptible de me faire changer d’avis, ma réponse fut la même.
Notre champion trouva quand même un prêteur et ouvrit son Vigorelli et comme je l’avais prédit rapidement déposa son bilan. Quelques années après la mésaventure de son restaurant et peu de temps avant sa mort prématurée due à une erreur médicale ( confidence qui m’avait été faite par un de mes amis médecins) je le retrouvais dans un pub qu’il dirigeait à Saint-Etienne en présence ce jour-là de son ami Raphaël Geminiani, une grande figure du Tour de France, coéquipier de Louison Bobet. Nous étions contents de nous retrouver. Il m’en avait voulu, bien entendu, pour lui avoir refusé en deux fois de lui faire crédit, donc de lui faire confiance, mais par la suite il avait réalisé que j‘avais eu raison et qu’il aurait dû m’écouter.
Yvan Curkovic,
Le gardien de la grande époque des Verts. Je l’ai rencontré à la Charpinière, alors qu’il était Président de la Fédération Nationale de Yougoslavie pour assister mon épouse quand il s’est agi de négocier avec lui la privatisation de l’hôtel pour son équipe lors de la Coupe du Monde de football en 1998.
Laurent Blanc,
Nouvelle recrue de Verts de Saint-Etienne. Tout comme Sylvain Kastendeuch avant lui, Il s’était installé à la Charpinière en attendant de trouver une maison qui lui convienne. Nous avons eu le temps de nous connaitre et de sympathiser. Il m’avait raconté que, joueur à l’Olympique de Marseille, il avait vu souvent le Président de l’époque, Bernard Tapie, mettre une pression énorme sur les arbitres. Nous étions venus à parler de ce dernier car je lui avais dit qu’il était, avec la Vie Claire, en même temps que moi sur les rangs pour reprendre l’hôtel La Charpinière dont je parle dans mon livre « Il était une fois à Saint-Galmier…la Charpinière »
Zinedine Zidane,
A Valence en Espagne, nous étions descendus, mon épouse et moi dans le même hôtel que l’équipe de France de football venue jouer un match amical. Mon épouse s’était assez longuement entretenue avec Henri Emile, le manager de l’équipe nationale avec qui elle avait été en relation chaque fois que l’équipe de France avait séjourné à la Charpinière. J’en parle dans « Il était une fois à Saint-Galmier…la Charpinière » Nous avons échangé quelques mots sans plus. Je n’ai pas osé l’importuner davantage et pourtant j’aurais aimé lui parler du grand père de mon épouse, kabyle comme lui, et peut-être apparenté avec le sien, étant tous les deux originaires de la région de Tizi Ouzou.
Les cyclistes du Tour de France et du Dauphiné Libéré
Chaque fois que ces épreuves passaient dans la Région deux équipes au moins venaient séjourner à la Charpinière. J’ ai donc rencontré souvent leurs coureurs, mais ils arrivaient tellement épuisés que je n’osais pas les déranger. Après s’être reposé, ils étaient disponibles, mais je n’étais plus alors à l’hôtel pour parler avec eux. Par contre, mon épouse est revenue un soir à la maison avec un bouquet de fleurs que lui avait offert Lance Armstrong, vainqueur de l’étape du jour.
Une autre fois elle était rentrée à la maison avec dans les bras les roses que chaque joueur iranien avait offert à chaque joueur yougoslave à l’ouverture de la Coupe du Monde de football au stade Geoffroy Guichard.
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