Préambule
“Dans un monde sans véritables repères, saturé de messages, un bouquet de citations empruntées aux grands classiques, à des auteurs célèbres ou à des personnalités plus ou moins connues, voudraient répondre au besoin de se raccrocher à des idées, des valeurs, de nouvelles perspectives, en un mot, aller à l’essentiel“
Prologue de mon ami Daniel Mandon à son ouvrage « C’est la faute à Voltaire » sous-titré « Du bon usage des citations »*.
Nouvelles citations
“Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire“ dit Albert Einstein, ce que confirme Victor Hugo : “Le monde ne souffre pas du mal des méchants, mais du silence des bons“ puis à son tour Martin Luther King : "Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons."
Ces citations devraient nous interpeler. Comment agir quand on est un homme ou une femme ordinaire, des simples citoyens, mais ayant cependant conscience que, comme le dit Jean-Paul Sartre : “On est toujours responsable de ce qu'on n'essaie pas d'empêcher."
-Tout d’abord, nous ne devrions pas nous taire. Notre grande ennemie est l’indifférence que chante Gilbert Bécaud : “Ce qui détruit le monde, c'est l'indifférence… L'indifférence, elle te tue à petit coup, l'indifférence“. Ce qui fait dire à Elie Wiesel dans son discours du Nobel de la Paix le 10 décembre 1986 : "J'ai juré de ne jamais me taire quand des êtres humains endurent la souffrance et l'humiliation, où que ce soit. Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté."
Bien entendu, l’indifférence se comprend et elle est tout à fait excusable quand nous traversons des périodes de très grande difficulté personnelle et que nous ne soucions même pas du sort de nos propres voisins, mais heureusement, en général, ces périodes sont rares pour la plupart d’entre nous.
-Ensuite, nous devrions toujours refuser le mensonge, source de bien des maux. Comme disait Camus : “La liberté consiste d’abord à ne pas mentir. Là où le mensonge prolifère, la tyrannie s’annonce en se perpétuant “.
J’ai déjà traité le sujet dans mes Blogs du 5 avril 2021 « Ne laissons plus les mensonges prospérer sans réagir » et du 27 septembre 20211 « Aujourd’hui, le mensonge politique ne devrait plus payer ». Je rappelais le danger mortel qu’est le mensonge pour nos démocraties.
Comment :
-En dénonçant sans relâche les mensonges proférés en public et sur les réseaux sociaux.
-En boycottant leurs auteurs aussi longtemps qu’ils n’auront pas reconnu leurs erreurs et ne se seront pas excusés ainsi que ceux qui ne les ont pas contredits, le plus souvent des journalistes. Je pense en écrivant ces lignes à une journaliste de la télévision française qui a récemment laissé un responsable russe de haut rang débité ses mensonges sur la guerre en Ukraine sans jamais le contredire. Ces journalistes auxquels j’ai déjà consacré plusieurs Blogs se comportent ainsi, soit par ignorance des sujets traités, soit par manque de courage pour contredire leurs interlocuteurs, ou tout simplement par manque de conscience professionnelle.
Nous devrions aussi agir :
-En souscrivant à des pétitions - cela ne nous coûte rien - mais surtout en apportant notre aide financière, fusse t’elle minime, à des œuvres philanthropiques.
Enfin, nous pourrions agir tout simplement par notre bulletin de vote. Par exemple, en ne donnant pas notre voix à un candidat ou une candidate qui ne soutient pas le peuple ukrainien, ses représentants à l’Assemblée européenne refusant de lui accorder des crédits, ce qui revient, de fait, à soutenir son agresseur.
S’il n’est pas trop tard, pourquoi pas nous engager dans l’action politique ou associative.
*aux éditions l’Harmattan
NOTA BENE : Si un lecteur connaît d’autres moyens d’action, je le remercie d’avance de me les faire connaitre et j’en parlerai avec plaisir dans un prochain article.
pmazenod@wanadoo.fr
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