mercredi 26 mars 2025

Des médecins qui seraient aussi diététiciens

 

Pour expliquer mon intérêt pour la diététique, le lecteur doit savoir que pour des raisons strictement personnelles je m’y intéresse depuis très longtemps et que j’ai même dans les années 80 tenu un restaurant à Saint-Etienne, rue du Grand Gonnet, qui s’appelait le Jardin Gourmand. Je me suis aussi instruit avec de nombreux ouvrages et notamment celui de Jean Seignalet, auteur de « L’alimentation ou la troisième médecine »* dont j’ai suivi longtemps les recommandations.

Les médias avec le concours de nutritionnistes, médecins ou pas, de soi-disant experts en tout genre, des naturopathes auto proclamés nous abreuvent chaque jour, je devrais dire nous inondent, de conseils pour mieux dormir, pour maigrir, pour rester en forme, pour vivre plus longtemps, pour lutter contre de nombreuses pathologies et pour nous vanter les vertus de certains aliments tout en nous mettant en garde contre d’autres. Des conseils fondés sur des méthodes  parfois critiquables  dont je parle dans mon Blog du 18/05/2024. « Les nouveaux crieurs à l’ère des réseaux sociaux » en me référant à un article de la revue Que Choisir. 

Si je ne souffre que d’une seule pathologie, par exemple du diabète type 2, je sais que je dois surtout éviter de trop absorber de glucides. Par contre, si je souffre de plusieurs pathologies, ce qui est le cas de la majorité des personnes à partir d’un certain âge, j’aimerais que mon médecin de famille complète son  ordonnance par des prescriptions diététiques qui me sont non seulement nécessaires mais indispensables. En effet, un aliment peut être bénéfique pour une pathologie donnée et nocif pour une autre. Par ailleurs je dois tenir compte, dans tous les cas, de la dose cf mon Blog du 19/12/2024 « Quelle est la bonne dose ? », à laquelle je dois ne pas oublier la durée comme me l’a indiqué le Professeur Queneau, ancien professeur de thérapeutique, sans oublier leur mode de cuisson éventuellement, la fréquence et l’heure à laquelle je prends les uns et les autres et éviter d’absorber dans le même repas des aliments qui ne font pas bon ménage. A une époque, le régime amaigrissant  de Michel Montignac fondé en partie  sur ce dernier point avait connu beaucoup de succès, auprès notamment des hommes d’affaires  et il a peut-être encore aujourd’hui des adeptes.

Il en est de même pour des médicaments qui doivent être tenus à distance les uns des autres et d’autres qui supportent mal d’être pris avec certains aliments ou qui, au contraire, voient leur efficacité augmenter.

On voit le sujet apparemment anodin est complexe, d’autant plus que chaque malade a ses propres particularités, goûts et allergies éventuelles.

C’est pourquoi, j’ai plus confiance en mon médecin qui a fait au minimum 7 ans d’études, a souvent une longue pratique de la thérapie et me connait qu’à un soi-disant spécialiste en nutrition. Le problème est qu’il n’a pas été formé à la diététique. Je m’en suis aperçu un jour que je déjeunais à Paris dans un Centre de Rééducation, dont j’étais le conseil, avec un médecin qui mettait du sucre dans son café tout en se félicitant de ses séances quotidiennes de jogging. Je raconte cette anecdote dans mon dernier  livre « Une vie au service de l’ hospitalisation privée»**

La solution serait peut-être que le médecin de famille s’attache les services d’une diététicienne en qui il a une entière confiance pour conseiller utilement ses clients et qu’il profite dans certains cas du retour d’expérience de ces derniers. Bien entendu, cette prestation supplémentaire devrait être payée par le patient - tout travail mérite salaire - en attendant que la Sécurité Sociale, un jour, la prenne en charge, sachant qu’une meilleure diététique de ses assurés lui ferait certainement réaliser de substantielles économies.

Nota Bene :J’écris cet article, bien entendu, sous le couvert des lecteurs médecins  dont je ne manquerai pas de communiquer aux autres lecteurs leurs éventuelles critiques et suggestions.     

*aux éditions François de Guisbert

**aux éditions IFRHOS

 

mardi 18 mars 2025

Mon dernier ouvrage

 

J’ai le plaisir d’annoncer la parution de « Une vie au service de l’hospitalisation privée », le récit de ma fréquentation, pendant un demi-siècle,  des cliniques de  la France entière et parfois d’Outremer, que j’ai conseillées. Elle m’a permis de beaucoup  voyager, ce dont je fais parfois profiter le lecteur, mais surtout  m’a donné la chance insigne  de fréquenter  des hommes et des femmes, médecins, Présidents de Conseil d’Administration et directeurs d’établissement de grande qualité et même parfois exceptionnels que j’ai eu le plaisir à faire revivre.

Les lecteurs  professionnels de santé : médecins, cadre soignants ou administratifs, et plus particulièrement ceux de l’hospitalisation privée, seront sûrement intéressés par les chapitres consacrés à certains établissements, une soixantaine, où je suis intervenu personnellement et qu’ils peuvent connaître ou y avoir exercé. Ceux qui s’intéressent plus particulièrement à la gestion hospitalière devraient l’être aussi par les outils que j’ai mis en place que je décris et dont certains pourraient être, à mon avis, réactivés et actualisés. Parmi eux, la  Lettre d’IFRHOS et ses mots croisés didactiques dont je cite de nombreux articles relevant de 19 rubriques comme le marketing ou la qualité. Si un lecteur est intéressé par un article, je lui enverrais une copie avec plaisir.

Les autres lecteurs qui  ne connaissent le monde hospitalier privé, seulement comme malade ou comme visiteurs, le découvriront par l’intérieur avec sa grande diversité dans ses activités, son organisation, son fonctionnement et ses principaux acteurs. J’ai ajouté pour eux un glossaire pour la définition des termes techniques.

Enfin les lecteurs d’Auvergne Rhône Alpes, qu’ils soient professionnels de santé ou non, auront leur attention particulièrement attirée par les 17 chapitres consacrés à des  établissements de leur région.

 

*Prix 22 euros TTC 244 pages en vente aux Editions IFRHOS   www.leseditionsifrhos.com et à la Librairie de Paris de Saint-Etienne.

 

 

 

 

 

mercredi 5 mars 2025

Soyez donc plus gentil !

 

Comme le conseillait, après avoir fait de longues recherches, disait-il, Aldous Huxley, l’auteur du meilleur des mondes, quand on lui demandait quelle était la technique pour améliorer sa vie.

Tout d’abord avec  les autres

Être gentil, c’est être, bien entendu, à l’écoute des autres, ne pas manquer de leur faire un compliment chaque fois qu’ils le méritent, leur dire merci, proposer son aide si nécessaire, sourire, partager ses connaissances. Sur ce dernier point, je m’interroge si ce n’est pas une obligation pour l’ Honnête homme du 21ème siècle *. J’aurais l’occasion d’en reparler. C’est aussi parfois  se réjouir de leur bonheur, tout le contraire de quelqu’un de jaloux.

J’ai eu la grande chance dans ma vie  d’être entouré de personnes foncièrement gentilles et j’ai toujours trouvé très injuste que les personnes gentilles soient trop souvent mésestimées, parfois considérées comme un peu simplettes ou encore timides et complexées. Lors des élections législatives de Saint-Etienne en 1973 auxquelles je m’étais présenté, dans le but principal de parler de mon livre « La Loire en péril »,  - je n’avais pas le soutien officiel d’un Parti - une candidate socialiste, jeune avocate parachutée de Paris et protégée de François Mittterand, avait osé écrire : « Les stéphanois sont gentils parce qu’ils sont complexés ».  J’aurais pu lui  répondre  qu’ils sont gentils, effectivement une enquête récente le montre, parce qu’ils n’entretiennent pas, eux, un complexe de supériorité comme les habitants d’autres villes que je ne citerai pas pour rester gentil.

Je reprends à mon compte  la définition de la sagesse de l’écrivain et humoriste américain Mark Twain :   « Le langage  qu’un sourd peut entendre et qu’un aveugle peut voir »  et j’ajoute : « s’il y avait plus de personnes gentilles, le monde serait indubitablement meilleur ».

Ensuite pour soi-même

La gentillesse n’est pas seulement bonne pour les autres, elle est aussi pour soi-même. Tout d’abord, quand vous êtes gentil, vous avez plus de chances que les gens le soient avec vous.  Par ailleurs, elle vous est bénéfique :

- en renforçant vos défenses immunitaires grâce à un taux de cortisol, l’hormone du stress,  inférieur d’environ 20 % au reste de la population.

-en réduisant la douleur , comme le rire, cf Mon Blog du 3 janvier 2016*,  , en stimulant la production d’endorphines, antalgiques naturels.

-en ayant un impact positif sur la tension artérielle et en libérant l’ocytocine, une hormone qui favorise la dilatation des vaisseaux sanguins cf mon Blog du 14 avril 2018 « La musique pour combattre nos pensées négatives »*

La gentillesse renforce l’estime de soi et la perception qu’en ont les autres. Et elle stimule notre bien-être, en activant les zones de satisfaction et de récompense dans le cerveau.
Les limites de la gentillesse

Nous devons cependant savoir parfois ne pas être gentil. Je ne sais pas qui a dit : « Être gentil n’est pas une erreur, l’erreur est d’être gentil avec ceux qui ne le méritent pas ». Dans certains cas, ce n’est pas leur rendre service. Il faut être, au contraire, sévère avec eux, surtout quand on  les aime, car comme dit le proverbe latin, « Qui bene amat, bene castigat »en latin. Qui aime bien, châtie bien, qui devrait être le sous-titre d’un ouvrage que j’envisage d’écrire et dont le titre serait « Des coups de pieds aux f…qui se perdent ».

·       *Aux éditions Ifrhos

Nota Bene  Je conseille au lecteur de se procurer l’ouvrage « Chroniques d’une décennie 2014-2024 » auprès des éditions Ifrhos,  s’il souhaite plus facilement consulter les Blogs auxquels je me réfère et qui a le mérite de les regrouper par thèmes.